Je pense qu’il va falloir que nous fassions les choses nous-mêmes…

Einstein - Celui qui respecte l'autorité sans se poser aucune question est le plus grand ennemi de la vérité

Avant-propos

J’ai l’honneur et la fierté de vous proposer ci-dessous mon nouveau billet de blog que j’ai publié sur ce qui est également un nouveau blog. Ce nouveau blog, j’ai choisi, après mûre réflexion, de l’intituler « Le peuple n’obtient que ce qu’il prend », citation bien connue de Louise MICHEL. Voilà de quoi créer l’ambiance de ce nouveau blog et annoncer la couleur : rebelle et révoltée… 

Mais ne croyez pas qu’il ne s’agit que d’une révolte « adolescente ». J’aurai 44 ans dans quelques jours et j’ai derrière moi 25 ans d’engagement citoyen. Donc cette révolte et cette rébellion que j’assume ne sont pas de simples témoignages car je compte bien appuyer un changement de régime. Je compte bien participer, à ma place de citoyen ordinaire, par ce que j’écris et par les actions que je mènerai avec d’autres, à la révolution dont l’occurrence devient de plus en plus certaine, même si on ignore la date et les conditions de son déclenchement.

Plus que jamais, j’ai bien en ligne de mire l’insurrection du peuple pour reprendre le pouvoir, tout le pouvoir, tous « les » pouvoirs dans la cité. Donc d’une part dans l’État, dans les collectivités publiques et dans les sociétés et organismes publics [je pense là au pouvoir politique] et d’autre part, bien sûr aussi – et je pourrais même dire et surtout – dans les entreprises [je pense là au pouvoir économique qui conditionne la prise du pouvoir politique et la réussite des gouvernements que nous mettrons alors en place].

Le peuple des citoyens qui est aussi le peuple des travailleurs doit faire mentir la maxime de Jaurès qui prétend que « la révolution a fait le citoyen roi dans la cité mais l’a laissé serf dans l’entreprise ». Roi dans la cité ? Vraiment ? Alors un roi ayant moins de pouvoir encore que la Reine d’Angleterre !

Il nous faut REPRENDRE LE POUVOIR et cela implique que nous n’attendions plus des élections qu’elles nous offrent le renouveau que nous voulons. Il va nous falloir aller l’arracher comme chaque fois dans notre Histoire.

Pour cela, il faut commencer par avoir à l’esprit qu’aucune personnalité politique et aucun parti ou mouvement contrôlé par quelques-uns ne fera le job à notre place. Et ensuite, et en conséquence directe, c’est à nous de faire le job, sans compter sur les institutions ni nous reposer sur les façons de faire d’hier et d’avant-hier.

Il nous faut repenser la stratégie et les techniques de la lutte. Il nous faut innover. Il nous faut devenir efficaces.

Et il nous faut enfin instiller la peur dans l’esprit de ceux qui nous martyrisent. Ils paraissent indéboulonnables et intouchables mais ceci n’est qu’une fausse image. Ruffin a pu en montrer un aspect avec son film « Merci patron ». À nous d’enfoncer de nouveaux coins de l’apparente forteresse des tyrans. À nous d’être courageux et inventifs. Et collectivement, nous pouvons l’être. Collectivement, nous le serons forcément. Car ensemble, nous pouvons et nous savons tout faire !

Agir ensemble

Et une fois que nous aurons commencé, une fois qu’en face ils auront fléchi le genoux, alors il est possible que la forteresse tombe comme un château de cartes car lorsque le pouvoir aura montré sa faiblesse, lorsque nous aurons ouvert une brèche dans le mur, chacun s’y engouffrera et le pouvoir ne pourra que reculer devant le nombre, à condition que les parties de ce tout soient déterminées à lutter ensemble jusqu’à la victoire.

« Ils ne sont forts que parce que nous sommes à genoux » disait LA BOÉTIE.

« Les grands arrêteront de dominer quand les petits arrêteront de ramper » disait Friedrich SCHILLER.

ALORS DEBOUT !

LEVONS-NOUS !

RASSEMBLONS-NOUS !

Mais ne le faisons plus derrière un leader ou un parti ou même un mouvement qui exige la discipline de la part de ses membres ou les éjecte en cas de pensée contraire.

D’ailleurs, ce n’est plus « derrière » qu’il faut être mais devant, au milieu et partout !

Et là, pour le coup, contrairement à ce que j’exprime ici ou là dans le billet ci-dessous, ce n’est pas qu’une image !

* * * * *

Introduction

Quand on n’est plus satisfait des gens chargés de nous représenter, de nous défendre, de combattre dans notre intérêt, on finit par décider d’agir soi-même.

À force d’être déçus et insatisfaits de l’incompétence des uns, de l’inefficacité des autres, on se dit qu’il est peut-être temps d’y aller nous-mêmes et de ne plus nous en remettre à nos « représentants ».

À force de constater avec effarement, dégoût et colère que parfois ceux-là même qu’on a choisis pour faire le travail s’emploient à ménager nos ennemis, à les traiter avec déférence, à refuser même de leur opposer la moindre contradiction quand l’occasion se présente de le faire les yeux dans les yeux…

À force de constater avec effarement, dégoût et colère que parfois ceux-là même qu’on a choisis pour faire le travail acceptent – voire sollicitent eux-mêmes – d’être invités par nos ennemis à la table du banquet, puis s’emploient à leur servir la soupe en plus de leur dire des mots doux…

Oui, à force de tout cela, que l’on observe depuis des années mais qui semble prendre une tournure de plus en plus assumée ces dernières semaines, on se dit que décidément eux aussi doivent être dégagés !

Quand les représentants politiques ou syndicaux ne représentent plus leurs mandants mais se mettent au service de nos ennemis, ils perdent toute légitimité à agir en notre nom. Ils doivent être désavoués et éjectés de leur fonction avant d’être punis. Oui, je dis bien « punis » car une telle trahison ne saurait rester impunie. Et ensuite, c’est à la base, « aux » bases de reprendre le pouvoir, et d’agir en lieu et place de ceux qui ont été renvoyés.

J’ai publié ce billet sur un tout nouveau blog que j’ai choisi d’intituler avec une citation de Louise MICHEL, la grande révolutionnaire française : « Le peuple n’obtient que ce qu’il prend ». Cette maxime témoigne bien de mon état d’esprit aujourd’hui, à ce stade du parcours de citoyen engagé qui a été le mien depuis 25 ans. Ce nouveau blog et l’esprit qui soufflera ici à travers mes billets, marque d’une certaine façon le fait que moi-même j’ai acté la rupture non seulement avec celui, celles et ceux que je soutenais depuis dix ans, mais aussi et surtout avec un certain type d’action.

J’avais créé mon blog « Vive la Sixième République… et la première véritable démocratie » (à consulter à l’adresse https://vivelasixiemerepublique.wordpress.com) lorsque j’étais au Parti de Gauche. Je l’ai alimenté régulièrement de mes billets ainsi que de billets rédigés par des amis plus ou moins proches.

Qu’il soit clair que je ne renie rien de ma volonté toujours très affirmée de voir advenir une Sixième République et de prendre ma part, le jour venu, comme des millions de citoyens français, dans son avènement et donc, préalablement, dans le travail constituant.

Mais puisque j’ai acté ces dernières semaines ma rupture avec Jean-Luc Mélenchon et avec la France insoumise, après avoir acté dès le printemps 2015 ma rupture avec le Parti de Gauche, je voulais repartir avec un blog neuf. L’ancien demeure et peut-être même que je continuerai à l’utiliser quand je traiterai du sujet de la Sixième République. Mais avec celui-ci, je veux désormais écrire sans que je sois ramené à mon parcours d’hier.

*

Dans ce billet, je reviens sur deux sujets qui me sont chers parce que je les juge fondamentaux dans la stratégie que nous devons adopter en vue de reconquérir le pouvoir dans la cité.

D’une part, il y a la question de l’Union européenne, d’autre part, il y a celle du combat social.

*

*

I – L’indispensable combat contre l’UE, pour la reconquête de la souveraineté nationale et populaire

 

PRCF brisons nos chaînes

Nous devons mener le combat contre l’Union européenne, ce qui implique non seulement d’assumer le discours de la sortie de la France de l’UE [et donc de faire la pédagogie de cette sortie], mais en outre de présenter ce que doivent être pour nous la vie et la politique après l’Union européenne.

Je dois dire que cette première partie de ce billet est née des réflexions que m’a inspirées une tribune écrite par Matthieu CARON, Maître de conférences en droit public à l’Université de Valenciennes, ancien élève de l’ENS Cachan, publiée dans le Huffington Post ce dimanche 30 septembre. On peut lire ici cette tribune.

En fait, c’est le titre qui m’a donné envie de réagir parce que le texte, lui, me paraît intéressant et même utile en ce sens qu’il émet des propositions auxquelles je souscris. Et puis, comme c’est souvent le cas quand je me mets à écrire, je m’embarque dans une démonstration ou dans une contribution qui ne se limite pas à quelques mots. Plutôt que de seulement « réagir », j’ai décidé de rebondir et d’élargir le propos.

« Cette question que l’Europe doit résoudre si elle ne veut pas disparaître »

Voici donc le titre choisi pour la tribune de Matthieu CARON. Ce titre a sans nul doute été choisi par la rédaction du Huffington Post et non par l’auteur de la tribune car lui, dans son texte, ne fait pas cette erreur de vocabulaire que je vais dénoncer. Lui n’évoque pas « l’Europe » mais bien « l’Union européenne ».

Donc le Huffington Post est coupable soit d’une maladresse qu’on ne devrait pas rencontrer dans l’expression de journalistes bien informés, soit d’une malhonnêteté visant à instiller dans la tête des gens que sortir de l’UE serait nous mettre en marge du continent européen.

Les mots ont un sens et beaucoup ne disent pas la même chose donc on ne saurait inter-changer les uns et les autres, sauf à être ensuite vertement critiqués…

L’Europe a préexisté à l’Union Européenne et elle lui survivra évidemment !

Parce que l’Europe est une réalité naturelle, une réalité géographique et humaine permanente, quand l’UE n’est qu’une institution créée par l’homme et pouvant disparaître. L’UE, cette prison des peuples, cette camisole de force du capitalisme, ce mécano institutionnel, juridique, économique, diplomatique et géopolitique, pensé et construit comme bras armé du capitalisme contre les peuples, contre leur liberté, contre leur souveraineté, contre leur droit à vivre décemment, ne survivra que le temps que les peuples la supporteront.

« Un tyran n’a de pouvoir de nuire qu’autant que les hommes veulent bien l’endurer. » Étienne de LA BOÉTIE (dans le Discours de la servitude volontaire)

L’Europe perdurera bien après que l’UE aura sombré.

Enfin aussi longtemps que l’écosystème Terre acceptera de tolérer les humains qui s’emploient à le détruire. Or on a précisément toutes les raisons de s’inquiéter sur ce point car un nombre croissant de scientifiques sonnent le tocsin ! L’Humanité partie comme elle est, n’a peut-être plus que quelques décennies de survie sur Terre !

PRF - Le capitalisme nuit gravement à la planète

L’Europe ne disparaîtra donc pas avec l’Union européenne qui, elle, en effet va bien disparaître et sans doute à bref délai. De gré ou de force !

Elle va disparaître.

– D’avoir été incapable de gérer la pluralité des peuples, des cultures, des histoires, des langues, des envies… et d’avoir voulu standardiser la vie de chaque peuple par souci de « simplification » dit-on mais en fait par pur intérêt capitaliste.

– D’avoir trop martyrisé les peuples.

– D’avoir foulé aux pieds la démocratie la plus élémentaire.

– D’avoir menacé la paix en s’étant soumise à l’autorité de l’OTAN, et d’avoir été complice des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des dévastations dont l’OTAN – et à travers elle les États-Unis – sont coupables.

– D’avoir recolonisé l’Afrique par les accords scélérats de partenariat économique et par le biais de ces accords, dévasté les agricultures et la vie économique de ces pays du continent africain.

– D’avoir contribué à maintenir en place, voire à installer plus ou moins directement, dans les pays d’Afrique, des gouvernements despotiques et tyranniques à l’encontre de leurs peuples mais qui ont ceci de « positif » pour « nous » [je n’exprime pas là mon opinion personnelle, je me situe dans la vision des oligarchies qui tiennent l’UE] qu’ils acceptent et protègent les entreprises françaises et européennes qui pillent les richesses de ce continent et qui sont en fait très souvent les véritables gouvernements de ces pays.

– D’être la source principale des migrations dont ensuite l’UE se plaint et qu’elle refuse de traiter avec humanité et responsabilité.

Oui l’UE doit disparaître. Et elle va disparaître. La question n’est pas de savoir si l’UE va disparaître ou non, la question est de savoir quand elle disparaîtra. Et dans quelles conditions.

La question est donc aussi de savoir si nous nous serons collectivement préparés à la suite ou si nous subirons les effets de cette dislocation géopolitique majeure sans être capables de prendre les bonnes décisions pour nos peuples.

« Quand les hommes ne choisissent pas, les évènements choisissent pour eux. » Raymond ARON.

Quand on parlait de « Plan A » et de « Plan B », il s’agissait bien de cela.

Le « Plan A » consistait certes à négocier avec les autres pays membres pour tenter de réécrire entièrement les traités qui font l’UE, mais il avait aussi pour vocation et pour contenu toute une série de mesures de précaution, de libération du carcan, et de préparation de la suite (dans les domaines économique, financier, monétaire, diplomatique…).

Le « Plan B », lui, aurait acté la sortie de l’UE, soit une sortie individuelle de la France, soit – la solution est bien sûr préférable – une sortie collective de la France et de plusieurs autres pays, probablement ceux du Sud et de la Méditerranée (Grèce, Italie, Espagne, Portugal, Chypre).

Chacun pourra constater, au regard des discours entendus et des textes publiés ces derniers mois, que Mélenchon en personne et les « leaders » [pardon « orateurs nationaux » comme ils disent] de la France insoumise, ne présentent plus du tout la stratégie en ces termes.

Mais non seulement nous ne sommes plus dupes, mais en outre nous sommes nombreux à ne plus accepter cet entre-deux, cette irrésolution chronique sur la question de l’UE.

Et nous serons nombreux, en conséquence, à ne pas soutenir la liste « Maintenant le peuple » présentée par la France insoumise à l’élection européenne. Parmi nous, certains dont je suis, boycotteront l’élection européenne qui n’est qu’une vaste farce et un véritable piège à cons !

Le vote coup du rateau

D’autres iront voter, pour rien, en choisissant la liste « Maintenant le peuple » ou la liste présentée par l’UPR, ou la liste présentée par le PCF allié aux débris de la gauche, ou la liste du RN, ou la liste de ce qui reste de la droite dite républicaine !

En votant ainsi pour des gens qui n’auront aucun pouvoir sinon celui de posséder une tribune, les électeurs, eux aussi, feront comme si ! Ils joueront encore le jeu même s’il est pipé et que beaucoup le savent.

Et pour les « nôtres », je dirai en plus qu’en votant pour des gens qui n’auront pas osé ou pas voulu assumer le discours de la rupture indispensable avec l’UE, vous n’influerez en rien sur ce qui se passera demain. Vous participerez des mauvais coups qui nous tomberont sur la gueule. Comme vous l’avez fait en jouant les castors en votant en masse pour Macron au second tour de la présidentielle.

Pas plus les prochains euro-députés qui seront élus au nom de la France insoumise que les actuels députés FI n’auront la moindre utilité car le système européen est solidement verrouillé et ce n’est pas la présence de quelques députés ou même dizaines de députés si l’on compte les « amis » des autres pays qui accéderont au Parlement, qui changeront la donne.

Et ce, malgré leurs efforts et malgré leur bonne volonté. On voit bien que malgré leur dévouement au travail législatif, les 17 députés FI n’ont eu aucune utilité tant le pouvoir est emmuré.

Je vais même bien plus loin. Quand bien même la majorité au Parlement européen serait demain favorable à nos idées et que la majorité des députés européens serait constituée de nos amis les plus proches, nous ne serions pas en capacité de changer vraiment la donne.

D’une part, parce que le Parlement européen n’est le plus souvent qu’une simple chambre d’enregistrement et pas un « parlement » qui serait doté de véritables pouvoirs législatifs et de contrôle de l’action de l’exécutif. Il n’émet le plus souvent, accrochez-vous, que des « vœux » et les véritables décideurs se torchent avec quand ces vœux ne coïncident pas avec leurs volontés.

D’autre part, si une telle majorité devait sortir des urnes, soyez convaincus que les véritables acteurs ou décideurs de l’UE s’empresseraient de faire passer en urgence un nouveau traité retirant les quelques capacités de nuisance de ce Parlement, notamment là où il dispose de la co-décision c’est-à-dire les domaines dans lesquels une décision ne peut être adoptée qu’avec son aval. On parle de co-décision parce que la prise de décision est alors partagée avec le « Conseil » qui est l’institution principale de décision, formée par les ministres compétents de chaque pays membre sur le sujet de la décision.

C’est pourquoi je soutiens que jouer un tel jeu, faire comme si, se prêter à cette mascarade électorale, ne fait qu’entamer la crédibilité de la France insoumise. En agissant ainsi, en demandant la confiance aux électeurs pour des responsabilités qui n’en sont pas, vous participez à la mascarade. Vous la cautionnez. Et donc vous en porterez la responsabilité. Pire, vous allez détruire la France insoumise qui va connaître un résultat catastrophique au soir du jour d’élection. Parce que le peuple français a toujours méprisé cette élection depuis qu’il a compris qu’elle ne servait à rien. Et contrairement à ce que vous pensez, le peuple français est prêt à la sortie. En 2005, il a rejeté le traité constitutionnel européen qui regroupait en son sein tous les traités précédents. En rejetant ce traité, il a donc – de fait mais aussi en droit – rejeté tout l’édifice de l’UE.

L’UE est donc illégale depuis 2005. Or, comme elle édicte des lois qui s’imposent à nous et changent nos vies pour notre malheur, eh bien on doit la voir et la désigner comme un Empire, voire comme une puissance occupante, ce qu’elle est pour de vrai dans certains pays quand elle change les gouvernements, les prive des liquidités monétaires et doit valider les projets avant qu’ils ne puissent être adoptés.

Donc tout ce qui a été fait depuis 2005 par l’UE ou par la France qui a retranscrit en droit interne des directives de l’UE, est illégal, illégitime. Car ce que le peuple a décidé, lui seul peut le réformer. Si les traités et accords ultérieurs ont été adoptés par des voies « légales », c’est toujours sans le peuple donc c’est tout autant illégal, tout autant anti-constitutionnel.

Et on ne peut soutenir, comme cela a été fait, que parce que Sarkozy a été élu en 2007 alors même qu’il avait annoncé son intention de faire passer un traité pour compenser le rejet du TCE, le peuple lui aurait donné carte blanche. Le peuple n’a pas eu l’occasion de se prononcer sur la question précise du nouveau traité.

C’est bien une forfaiture, un acte de haute trahison, un véritable coup d’État qui a été entrepris avec le nouveau Traité de Lisbonne, dont la droite au pouvoir et le PS constituant la majorité de l’opposition, portent la co-responsabilité.

En votant NON, les Français ont envoyé un message des plus clairs.

Tout ce qui a été fait depuis par l’UE l’a donc été en violation de notre volonté et doit donc être abrogé. Et le sera !

Il faut commencer par nous libérer de l’organisation qui a porté ces décisions en même temps qu’il nous faut nous libérer de celles et ceux qui, en France, ont rendu possible cela. Car l’UE n’aurait rien pu faire sans eux. C’est là le paradoxe. L’UE n’existe que parce que nos dirigeants l’ont voulue et l’ont voulue exactement telle qu’elle est ! Il nous faut donc nous libérer et d’elle et d’eux !

Sauf que ce n’est pas l’élection européenne qui nous le permettra. Ce ne peut être qu’une élection présidentielle, la seule qui décide de l’essentiel dans notre pays soumis au régime monarchique de la 5e République.

Je mets de côté pour le moment ce que je pense de la possibilité de remporter une élection présidentielle dans un système autant verrouillé et déjà expert en trucages électoraux massifs.

Pour gagner une élection présidentielle en France, il faut avoir plus de 50% de votants avec nous au second tour. Et pour avoir cela, il faut convaincre le peuple de voter en masse pour un candidat.

Il se trouve que nous sommes nombreux, très nombreux, et sans doute majoritaires en France, à considérer que pour qu’un candidat l’emporte – par conviction et non par défaut – il doit représenter les Français et donc porter – haut et fort – l’exigence qui est la leur de nous libérer de la camisole de force capitaliste qu’est l’UE, ce bras armé de la finance contre le droit des peuples à l’autodétermination, contre le droit des peuples à se choisir le destin qu’ils veulent.

Mais pour être majoritaire, il faut bien sûr que par ailleurs, le candidat ait prouvé son sérieux et sa volonté de défendre…

– la République et donc l’égalité des citoyens, la vraie, celle qui n’est pas seulement un droit théorique constitutionnel ;

– la démocratie et donc le pouvoir du peuple de changer la loi, d’imposer une loi, de changer quand il le souhaite ses représentants et les gouvernants du moment ; cette vraie démocratie, nous ne l’avons encore jamais connue en France sinon peut-être sous l’expérience exceptionnelle de la Commune ;

– la laïcité et donc la mise à distance des religions et du communautarisme ;

– un projet humaniste.

Cela exclue d’office certains qui donnent à croire qu’eux aussi portent le projet de libération de l’UE quand ils ne sont que le chien de garde du système comme le disait Mélenchon et comme on a pu en avoir la preuve lorsque Marine Le Pen s’est sabordée lors du débat d’entre-deux-tours face à Macron l’an dernier.

Cela exclue d’office aussi certains autres qui bien qu’affirmant vouloir libérer la France de l’UE n’ont comme stratégie que celle – tout à fait foireuse – de se lier les mains avec l’article 50. Je pense à François Asselineau.

Nous pensions avoir, avec Mélenchon, le candidat sinon idéal du moins le mieux armé pour satisfaire les critères d’éligibilité décrits plus haut. Il a raté de peu l’accès au second tour l’an dernier mais il a aussi été victime de tous ces trucages en faveur de Macron. Et il n’a rien dit contre cela. Il ne s’est pas opposé à ce viol de l’élection. Il n’a pas contesté les résultats. Il n’a pas pris le peuple à témoin. En acceptant cela, il a joué le jeu et s‘est décrédibilisé aux yeux de beaucoup d’électeurs.

Après cet échec qui portait pourtant en perspective une victoire future, Mélenchon aurait dû accentuer la pression sur le pouvoir en place en France et sur l’UE, dans l’esprit qui avait été le sien durant la campagne.

Ce n’est pas parce que la campagne présidentielle avait pris fin et qu’il fallait a priori attendre cinq ans pour vivre la suivante, qu’il fallait tout bazarder du projet et de la stratégie, pour revenir dans les jeux politiciens et les combines d’appareil et qu’il fallait s’employer à réduire la portée du discours et de la rupture à assumer.

C’est tout le contraire qu’il fallait faire. Considérer le projet et le discours d’alors comme fondations d’un nouvel édifice à construire, bien plus ambitieux que d’être en situation de leadership à gauche. Il fallait aller à la rencontre des Français, pas seulement des Marseillais, plutôt que minauder devant les socialistes pour les supplier de nous rejoindre. Il fallait continuer à affermir le projet de combat contre l’UE. Cela n’empêchait nullement de discuter avec nos amis européens d’Espagne, d’Allemagne, d’Italie, de Grèce ou d’ailleurs mais cela impliquait que nous restions fermes sur nos principes et sur notre projet, pour aller plus loin plutôt que pour faire marche arrière.

Nos rêves ne logent pas dans vos urnes

Donc le boycott de cette élection me semble la voie la plus opportune.

Et si le boycott était porté haut et fort par Mélenchon et par les leaders de la FI, avec à l’appui tout l’argumentaire qui va bien, cela ferait grand bruit ! Et cela aurait des conséquences lourdes. Et cela vous mettrait en position dominante pour la suite.

Parce que boycotter le suffrage ne signifie pas rester sur le bord de la route. Il faudrait mener la campagne et vous seriez d’autant plus libres que vous ne seriez pas en lice !

Vous pourriez alors commencer à faire la pédagogie de l’inéluctable sortie de la France de l’UE. Et de l’indispensable reconstruction d’un autre avenir. Il faut repartir de zéro et donc repenser dans leurs fondements et reconstruire sur de nouvelles bases les liens qui nous unissent aux pays européens et aux autres pays du monde.

Voilà ce que devrait être le contenu des discours de la campagne pour l’élection européenne pour la France insoumise plutôt qu’un discours rabougri de référendum anti-Macron qui n’est qu’un exécuteur de décisions prises sans lui.

Ce qu’il faudrait faire : considérer cette élection comme négligeable mais avoir en ligne de mire la seule qui compte dans notre système institutionnel : la présidentielle ! Et donc, en cohérence avec cette conviction et cette stratégie à plus long terme, préparer le peuple, continuer à le rassembler derrière des mots d’ordre et des objectifs de reconquête du pouvoir.

On en est très loin hélas quand on écoute et quand on voit s’agiter ces dernières semaines Mélenchon et les leaders de la FI. Entre errements, aller-retour, « grand bond en arrière », « impasses » et ce dans l’incohérence la plus totale !

L’abstention sera forte mais on pourrait la rendre massive avec un objectif de 80 ou 85% pour que ne soient plus présents parmi les votants que les soutiens de Macron et ses faux opposants.

De toute façon, que vous votiez ou non, rien ne changera dans le sens que vous souhaitez ! Alors quand on est ainsi rendu inutile, à quoi bon mettre une pièce de plus dans la machine ?

L’appel à l’abstention massive et au boycott n’est pas la voie qui a été choisie par Mélenchon et par les leaders de la France insoumise qui ont réussi sans trop de mal à convaincre la foule des Insoumis de se soumettre une nouvelle fois à la mascarade électorale !

Beaucoup, de bonne foi, croiront être utiles en votant « contre Macron » et en votant « pour une renégociation des traités ». Mais ils ne voient pas combien ils sont enfermés dans une cage.

Ce qu’il faut faire, c’est « exploser le cadre » comme le dit Fédéric Lordon et donc « enfoncer les portes » qui nous sont fermées comme aimait à le dire Mélenchon il y a quelques années.

Le combat contre l’UE est l’un des piliers fondamentaux de la reconquête. Sans lui, inutile de rêver que l’on accède au pouvoir.

*

*

II – L’indispensable combat social, pour la reconquête de la souveraineté économique

Nous sommes le pouvoir

Nous devons mener le combat social contre les employeurs et les grands patrons français qui exploitent les travailleurs, qui font régresser leurs conditions de travail et de vie, et qui se reposent pour faire cela sur la disponibilité de « l’armée de réserve du capitalisme », les millions de chômeurs et les nouveaux migrants qui constituent, encore plus que les Français, une main d’oeuvre docile, exploitable et corvéable sans merci, ce qui implique non seulement d’assumer un discours de combat frontal contre le MEDEF, ses satellites et ses larbins, et donc de faire la pédagogie du rassemblement des travailleurs par delà les chapelles syndicales, mais en outre de présenter ce que doivent être pour nous la vie et la politique économique et sociale après le capitalisme.

Le capitalisme détruit la planète... Détruisons le capitalisme

Le combat social est en effet un autre des piliers fondamentaux de la reconquête par le peuple et par les travailleurs du pouvoir dans l’État et dans les entreprises. Or sur ce point aussi, Mélenchon et la France insoumise sont très en retrait. Ils sont beaucoup trop en retrait. Si les grands syndicats français étaient à la hauteur des évènements, si ces grands syndicats menaient le combat avec détermination et intelligence, alors Mélenchon et la FI pourraient en effet s’abstenir d’intervenir, sinon pour soutenir, appuyer, aider.

Mais on n’est pas du tout dans une telle situation. Depuis des années, les directions nationales des syndicats, y compris celle de la CGT, sont très en retrait elles aussi. Elles n’assument pas du tout la mission qui est la leur de protéger les salariés. Elles ne se battent pas contre nos ennemis. Au contraire, elles les protègent des fureurs des travailleurs. Elles s’emploient à court-circuiter les volontés de combat. Elles agissent pour empêcher la coordination des luttes, pour désamorcer les tentatives de révolte. Elles agissent donc ouvertement contre les intérêts des travailleurs.

Henri KRAZUCKI - On ne négocie pas la régression sociale

Cela est devenu flagrant ces derniers jours avec l’infâme lettre du 25 septembre adressée par tous les syndicats au MEDEF, lettre par laquelle CGT, FO, CFTC, CFDT et CFE-CGC se déclarent « très attachées au dialogue social et à la négociation interprofessionnelle » comme si le « dialogue social » et la « négociation interprofessionnelle » avaient été profitables aux travailleurs depuis une, deux ou même trois décennies !

Poing fusion

Cette lettre a fait réagir une foule de travailleurs, syndiqués ou pas, et des entités de la CGT ont même publié à leur tour des lettres désavouant publiquement leur direction nationale.

Il y a le feu !

Alors certains de la CGT nous dénoncent comme ennemis. Agissant ainsi, ils singent ceux et celles de la France insoumise qui dénoncent quiconque ose émettre des critiques sur la stratégie suivie et sur les discours prononcés, ce qui est aussi le cas avec le PCF où la moindre critique à l’égard des choix de la direction ou des discours qu’elle tient n’obtient comme réponse que des mises au ban. Le PCF, comme le PG ou la France insoumise, et donc aussi la CGT se claquemurent dans leur forteresse comme si elle était assiégée. Aucune de ces organisations ne veut entendre les critiques et les suggestions faites par leurs propres forces vives et au sein de ces organisations, il y a beaucoup trop de gens moutonniers, suivistes, dociles. Ce n’est pas avec ce genre de combattants que l’on risque de gagner la bataille !

Il y a le feu ! Mais ceux qui ont allumé la mèche sont ceux-là même qui dirigent les syndicats !

Quand les principaux porte-parole de la CGT elle-même se font ainsi mielleux et suaves devant le MEDEF, il y a de quoi avoir envie de sortir de la paille les fusils et la mitraille…

STOP aux manifs éparpillées.... À la rentrée, on doit partir ensemble

Heureusement, il n’y a pas, à la CGT et même dans les autres syndicats, que des larbins du MEDEF.

Du coup, il est fort possible que cette lettre-là ait été le coup de Trafalgar de trop, le sale coup qui va conduire enfin les syndiqués à ouvrir les yeux sur ce que font leurs syndicats, et qui va convaincre les travailleurs de se rassembler pour notre objectif commun : reprendre le contrôle de nos vies et donc pour commencer de nos entreprises. Et pour cela, un outil humain existe : le FRONT SOCIAL !

Front Social

Le Front Social existe depuis des mois comme collectif informel et il se bat pour une seule cause : que les travailleurs s’unissent pour faire front commun contre nos ennemis de classe mais pas sur des mots d’ordre qui ne menacent en rien ces ennemis.

Le Front Social sera l’outil du peuple pour renverser la table si et seulement si il est rejoint par l’ensemble des travailleurs en lutte et par les millions de travailleurs de ce pays.

Front Social quézaco

Il ne s’agit pas de soutenir un nouveau syndicat, ou un nouveau mouvement politique. Il ne s’agit que de dépasser les syndicats qui agissent contre nos intérêts et qui le font dans notre dos. Il s’agit de faire sans eux, et s’il le faut, contre eux !

Seul le nombre pèsera contre le système !

Seul un peuple de travailleurs rassemblé pourra renverser la table et écrire une autre histoire que celle que les puissants et les dominants écrivent pour nous sans notre accord !

Même si l’on déteste le raisonnement binaire répartissant les gens entre les bons et les méchants, il y a un moment, dans certaines circonstances, où il faut choisir son camp.

« Les barricades n’ont que deux cotés. » Elsa TRIOLET

« Si tu es neutre en situation d’injustice, alors tu as choisi le côté de l’oppresseur. » Desmond TUTU

« Il n’y a jamais eu que deux partis à prendre : celui des oppresseurs et celui des opprimés. » Paul NIZAN

« Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » Albert EINSTEIN

« Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants, c’est l’indifférence des bons. » Martin LUTHER-KING

« Plus dangereux que le bruit des bottes, le silence des pantoufles. » Martin NIEMÖLLER

Friedrich SCHILLER - les grands arrêteront de dominer quand les petits arrêteront de ramper

Alors ami-e-s et camarades, levons-nous ! Debout !

C’est à nous maintenant de mener la lutte mais de manière coordonnée entre nous, avec une vision stratégique dans laquelle, comme à la guerre, des actions tactiques sont menées. Il nous faut prendre le maquis et entrer en résistance, pas seulement en résistance passive mais mener des actions qui prennent nos ennemis à la gorge.

Sans vous rien ne se fera

Marcher, manifester et même faire la grève dans son coin ne sert à rien. Cela use les gens, les énergies, instille la colère et le découragement. Car fractionnées, ces bonnes volontés sont inefficaces.

Il reviendrait aux directions centrales, nationales, de faire ce travail de coordination des luttes or elles ne le font pas.

Alors comment réagir ? Chougner ? Râler ? Pleurer ? Supplier ?

Attendre le prochain congrès pour essayer de faire changer les hommes et la stratégie ? Et dons se refermer encore une fois sur sa propre organisation, ne plus se soucier de la vie de la nation et des travailleurs qui sont si peu nombreux [on comprend pourquoi] à être engagés dans un syndicat ?

Non, ce qu’il convient de faire, c’est de se saisir, tous autant que nous sommes, du Front Social pour nous rassembler sur un combat social de grande ampleur.

Il ne faut plus multiplier les journées d’action mais décider d’une action massive et durable. Le système se contrefout que nous soyons quelques dizaines de milliers ou quelques centaines de milliers de personnes à cesser le travail un jour et à défiler dans les rues. Ils sont totalement insensibilisés à cela comme l’est toute personne à un médicament dont elle aurait trop abusé !

Ce que nous avons à faire, c’est d’organiser une grande, une vraie bataille frontale avec le capital.

S'unir pour ne plus subir et tout bloquer

Les dockers doivent bloquer tous les ports commerciaux de France et empêcher toute circulation entrante et sortante.

Les routiers doivent bloquer tous les axes principaux des grandes agglomérations pour stopper le trafic routier.

Les pilotes, les contrôleurs aériens, les personnels des compagnies aériennes doivent clouer au sol l’ensemble du trafic aérien.

Les agents des banques doivent être convaincus que nous avons besoin qu’il se mettent eux aussi en grève pour que soit fortement réduite l’activité bancaire.

Nous tous devons nous auto-organiser.

Nous pouvons agir et menacer le système qui n’est pas si puissant qu’on le croit, à condition de ne pas dévoiler nos plans sur les réseaux sociaux qui sont épiés, ni de communiquer des informations importantes par téléphonie fixe ou filaire puisque nous sommes potentiellement écoutés et que si l’on prend le maquis, on ne saurait communiquer par des moyens de ce type. Il nous faut retrouver ou inventer de nouveaux moyens qui ne permettront pas à l’État de nous cibler, de nous « loger » comme disent les forces de police.

Il nous faut coordonner des actions au même moment et prendre de court le système dont la force policière sera insuffisante pour répliquer sur tout le territoire au même moment. C’est une sorte de guérilla que nous allons devoir mener, comme sous la Résistance.

Quand j’use de ce mot de guérilla, je précise très clairement que ce n’est qu’une image. Je n’appelle pas à des actes de violence contre les gens, fussent-ils représentants de l’État ou du capital. Car de telles violences ne peuvent que nous discréditer aux yeux du grand nombre et nous envoyer en prison. Personne ne viendra ensuite nous en sortir.

Je pense à des actions ciblées mais tellement nombreuses et répétées que l’on commencera à créer une ambiance… pour que la peur change de camp.

Brûler des voitures qui sont celles de travailleurs le plus souvent modestes, ne sert à rien. Cela ne dérange en rien le système et le sert même puisque ensuite il se présente comme défenseur des victimes de ces actes.

Brûler des mairies, des bibliothèques, des centres commerciaux, des pharmacies, ne sert à rien. Cela ne dérange en rien le système et le sert même puisque ensuite il à moins de mal à convaincre les victimes que le désordre et la violence sont le seul fait de gens dangereux et qu’il faut mettre hors d’état de nuire.

La violence ne sert pas notre cause quand elle est aveugle et conne ! Quand elle cible les gens ordinaires. Casser des vitrines de banque n’est pas plus utile car ce sont les assureurs qui payent et nous indirectement, par nos cotisations qui augmentent à hauteur de ces dommages !

Je ne vais pas entrer dans le détail de ce qu’il faut faire. J’ai décrit de manière générale quelques types d’actions à mener que tout syndicaliste doit avoir en tête. Il y en a beaucoup d’autres mais il ne convient pas de les dévoiler ici. Il nous faudra échanger à ce sujet entre nous.

Bloquons tout

Avec le Front Social, nous pouvons le faire.

Avec le Front Social, nous avons un outil de coordination des luttes et je ne doute pas que parmi les syndicalistes, il y a dans les villes et les départements de France, des milliers de personnes dévouées et ayant assez d’intelligence et d’esprit stratégique pour organiser une lutte efficace. Ce sont ces gens-là qui doivent non pas chercher à prendre les postes au sein des syndicats existants mais s’impliquer dans le Front Social, et préparer ce combat frontal à mener par nous tous. La mère de toutes les batailles pourrait-on dire !

Il va falloir coordonner les luttes et les actions à mener sans le faire par les moyens modernes qui aboutiraient systématiquement à ce que nous soyons repérés avant même d’avoir agi.

Je n’ai pas toutes les solutions. Personne ne les a toutes à lui tout seul. C’est le collectif qui les trouvera. Et dès lors qu’il ne sera plus enchaîné par des organisations qui refusent la grande bataille, il sera libre d’agir. Et alors, il se pourrait bien que nos ennemis prennent de sérieux coups et que l’on gagne quelques batailles qui les unes après les autres auraient un effet domino jusqu’à ce que nous reprenions le pouvoir, tout le pouvoir.. Dans nos entreprises et dans l’État.

Quitte à ce qu’il faille couper les mains de ceux qui refuseraient de lâcher prise. Encore une image évidemment car l’humaniste que je suis, même très en colère parfois, ne saurait tolérer le moindre acte d’inhumanité.

À suivre…

Les batailles de la vie ne sont pas gagnées par les plus forts mais par ceux qui n'abandonnent jamais

Les peuples ne devraient pas craindre leur gouvernement, c'est le gouvernement qui devrait craindre les peuples

14 réflexions sur « Je pense qu’il va falloir que nous fassions les choses nous-mêmes… »

  1. Je laisse ici, dans un premier temps, le commentaire que je viens de mettre sur la page FB « Insoumis Démocrates : Pour la démocratie dans la FI » :

    Cher Vincent, je vois que tes cogitations ont produit des idées claires. Je ne dis pas que je partage tout, mais je partage beaucoup. Mon choix et de redonner à LFI le sens original et, dans le même temps, faire que le PG joue tout son rôle de parti politique. Je pense en effet que les partis, s’ils doivent changer, sont important pour le mouvement démocratique. De la même manière, je tiens absolument à que ce que nous avons construit autour de la notion fondamentales de Peuple souverain doit être renforcé par un mouvement citoyen puissant et responsable qui doit mettre les partis politiques devant leurs responsabilités et leur trace leur feuille de route.

    Bravo pour ton initiative que je vais suivre attentivement et j’en profite pour annoncer que mon blog politique et ma page FB politique sont figés depuis des mois et que je vais reprendre mon blog perso qui va parler beaucoup plus de politique. A cette occasion, je vais doté ma chaîne YT d’un billet filmé, sans abondonner les billets écrits.

    Comme toi, j’en ferai l’annonce au cours du mois d’octobre.

    Encore une fois, tu as tout mon soutien militant.

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour yahiacirta, merci pour vos mots aimables jusqu’ici. Je suis impatient de vous lire… Cela animera sans doute un échange fructueux pour nous deux et pour qui nous lira.

      J'aime

      1. J’ai été très pris par ce qui se passe au CID et les différents envi de courrier m’ont pris pas mal de temps !
        Au fait : j’ai eu Pascal Troadec au téléphone pour tout autre chose et je l’ai mis au courant de ce qui se passait. Il n’avait pas l’air très étonné… Il a eu une oreille attentive.

        Je me mets au billet promis, dès ce soir. Promis !

        J'aime

  2. Le peuple c’est TOUT le peuple !

    Dans votre analyse, « clanique » par sa sémantique, passant par pertes et profits tout une partie du peuple nécessaire au combat commun, c’est à dire à la sorti de l’UE, vous ne pouvez réussir !

    Dommage mais, dans l’action politique, il faut tenir compte des réalités !

    Ainsi, cette fraction du peuple, qui vous suivra, laissera toute une autre parti du peuple sur le bord de la route… cela fait des lustres que ça dure, pour le plus grand bonheur des banques et multinationales… qui grâce à ce genre d’actions s’engraissent… vous avez raison, mais, ce n’est pas seulement avec les classes dominées, qui sont conscientes de cette domination, que vous amènerez les autres « réfractaires » à votre discours, que vous y réussirez !

    Vous risquez de n’aller qu’à un échec, entraînant encore une fois qu’une partie du peuple dans « un parking ou une impasse sans issue » !
    Pour la continuité de la dictature atlantico-germano-européiste !

    C’est dommage, mais c’est ce que je crains !

    Bien sur qu’il y a toujours la D vs. G, même si on veut nous faire croire le contraire, et une « 1/2 France contre une autre », cela régale les friands du camembert !

    Geneviève Blache

    J'aime

    1. Bonjour Geneviève, pourriez-vous expliquer votre affirmation ? Qu’est-ce qui vous fait dire que j’ai une analyse clanique et que je laisse de côté une partie du peuple ?

      J'aime

      1. Vincent Christophe LE ROUX
        2 OCTOBRE 2018 À 10:32
        Bonjour Geneviève, pourriez-vous expliquer votre affirmation ? Qu’est-ce qui vous fait dire que j’ai une analyse clanique et que je laisse de côté une partie du peuple ?
        __________________________________________

        Si les citoyens de la gauche, habitués à votre sémantique, ont bien compris votre analyse et n’en sont pas choqués, ceux de droite, qui sont malheureusement tout autant exploités et dominés, n’entendrons pas votre discours, -même, je le répète, s’il est juste… et pire, je crains qu’ils tournent « le bouton »… car, tous vos termes sont faits pour les agresser et le choquer !
        Vous pouvez penser qu’ils auront tord, mais ce n’est pas par votre discours « trop révolutionnaire, (pour eux, pas pour moi) que vous les convaincrez… permettez-moi de le penser.
        Tout le monde n’est pas prêt, même chez les « dominés » à intégrer vos termes, car, eux, n’ont pas « la même racine » politique que vous…
        Pourtant, ils souffrent, mais ce n’est pas en les choquant qu’ils assimileront tout d’un coup, un brutal revirement de culture politique ; ils ne peuvent accepter « un tel dépaysement » sans y être amenés par un certain « travail »…
        Je me suis assez usée à essayer de créer cette union populaire qu’il faudrait arriver à faire, en expliquant cela, à ceux de mes amis de la « rive gauche », qu’ils soient communistes ou socialistes,ou… etc.
        Ceux, « de la rive droite, qui souffrent de l’ultra-libéralisme ne se rendent pas compte du mal que leur apporte cette société basée uniquement sur l’économie, qui plus est totalement dérégulée, servant banques et multinationales…
        Ne croyez pas que tout le monde ait compris cela…
        Mais l’impérieuse nécessité de créer un pont entre les 2 rives oblige à mesurer le discours, afin de ne choquer personne, sinon, les cerveaux se ferment !
        Si les 2 rives étaient issus de la « même culture politique » tout serait facile, mais contrairement à ce qu’on dit, ce qu’on croit, les 2 rives existent toujours… c’est ça la démocratie !
        Alors point de mépris de part et d’autre, chacun a le droit d’avoir des convictions différentes, mais à ce jour, la question n’est pas le débat D/G, la question est la survie de la France pour que le peuple récupère sa souveraineté.
        Pour ce faire, la priorité est de récupérer notre indépendance nationale. Sans un Etat-Nation souverain rien n’est possible.
        Ne serait-il alors pas plus utile, de s’inspirer de l’exemple, déjà si difficile à construire que fut la Résistance : « une union de circonstance » ?
        Avec un discours de consensus (celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas) pour arriver à faire renaître une France libre !
        Cela n’est pas si facile à faire mais on ne peut brûler les étapes, d’abord la reconquête de la France souveraine, ensuite le combat social qui pour moi, est une évidence.
        Bien cdlt
        Geneviève Blache

        J'aime

  3. Bonjour,
    J’ai trouvé votre billet intéressant.
    J’ai milité au FdG jusqu’en 2014/2015, en « compagnon de route », c’est-à-dire en non-encartée. J’ai commencé à avoir des doutes cependant lorsqu’en Janvier 2013, lors d’une réunion publique à Nice, Eric Coquerel m’avait répondu (à ma question « Pourquoi ne dit-on pas du PS qu’il n’est PAS un parti de gauche ? ») que les électeurs socialistes pouvaient aussi être des électeurs du FdG.
    Mais mon plus gros problème, ce fut lors des européennes de 2014. Je suis sécessionniste depuis 2005. Au FdG, ces idées n’avaient alors pas trop la cote. J’ai donc boycotté ces élections car il n’est pas cohérent d’un côté de participer à un scrutin organisé par des institutions que l’on combat par ailleurs !
    Je suis aussi pour l’abandon de l’euro et la sortie de toutes les organisations supranationales – non seulement l’UE et l’OTAN, mais aussi l’OMC, le FMI, la Banque mondiale, etc.
    Depuis 2016, je suis adhérente au PARDEM – le Parti de la Démondialisation – depuis sa fondation en Février 2016. Le parti est animé par Jacques Nikonoff, qui avait emmené ATTAC en 2005 vers la victoire du NON au TCE, ainsi que d’autres personnes de grande valeur tant au niveau militant que intellectuel.
    J’ai bien lu votre réticence vis-à-vis des partis et je ne peux vous en blâmer. Cependant, je vous invite à lire les articles et les analyzes que nous faisons au PARDEM des phénomènes et événements auxquels nous assistons actuellement et qui ont pour fondement la mondialisation néolibérale, ennemie no. 1 des peuples. Voilà pourquoi nous voyons la démondialisation comme le moyen possible pour éradiquer ce cancer qu’est le capitalisme.
    L’adresse de notre site : www . pardem . org
    Vous pourrez sûrement y trouver des choses intéressantes qui pourront alimenter votre propre réflexion.
    Bon courage pour votre blog. Comme vous, nous pensons qu’il y a beaucoup de gens qui sont pour la fin de ce système, et que nous appelons des « démondialisateurs » !

    Aimé par 2 personnes

    1. Je ne suis pas aussi entier que toi, mais j’apprécie ton analyse. Il se trouve que moi aussi j’ai boycotté des élections lorsque j’étais orphelin de parti et je l’ai très, très mal vécu. Mon adhésion au PG en 2013 a été un soulagement énorme, même si j’ai voté PG auparavant.

      J'aime

      1. Le concept de démondialisation n’est pas très aisé pour moi, car je ne crois pas qu’il est possible de faireça aussi facilement. Nous en avons pour des générations, avant d’y parveir au niveau de la planète, si toutefois nos petits enfants et leurs enfants le veullent…
        Enfin, sans l’approche politicienne de Coquerel, je dois dire que oui, en vrai, sans magouille, sans tambouille, il y a une vraie différence entre les états major et les adhérents de base dans tous les partis, y compris au PG, et donc que les militants PS soient traités différemment des dirigeants, c’est juste.
        A bientôt dans les luttes !

        Aimé par 1 personne

      2. Merci pour ton appréciation.
        Les mondialisateurs néolibéraux ont commencé leur offensive en 1947 mais ce n’est que dans les années 80 avec Thatcher et Reagan que leurs politiques ont été appliquées.
        Les idées ont leur propre rythme de diffusion et d’imprégnation dans la société.
        Espérons que le concept de démondialisation mettra moins de temps !
        De toutes façons, les événements nous donnent raison sur la nécessité d’éradiquer le capitalisme qui ne vit que sur la destruction du travail (le chomage de masse) et de la terre (l’environnement) comme l’expliquait Marx.
        La démondialisation est un moyen d’éradiquer le capitalisme, ce n’est pas une fin en soi. Le but ultime, c’est bien de détruire le capitalisme avant qu’il ne nous détruise et d’instaurer une société organisée selon les principes de justice sociale et de coopération internationale dans des Etats-Nations souverains.
        Ce qui est certain, c’est que les capitalistes ne se laisseront pas vaincre facilement. La lutte sera féroce. Elle l’est déjà pour les classes dominées qui subissent la violence des classes dominantes à tous les niveaux.
        Alors courage ! Continuons de diffuser nos idées, d’éveiller les consciences et de mettre des mots sur les maux qui accablent nos concitoyens. L’on ne se bat jamais mieux que lorsque l’on comprend ce qui nous arrive !

        Aimé par 1 personne

    2. Bonjour Vinnie, je connais le PARDEM. Je suis très largement en phase avec ses analyses. Et ce n’est pas le choix que j’ai fait de boycotter l’élection européenne qui va m’en éloigner… Maintenant, j’estime que les partisans de la souveraineté du peuple vont devoir se rassembler et que les humanistes parmi eux vont devoir agir pour que le rapport de force se fasse en notre faveur…

      J'aime

      1. Hello Vincent, votre nom ne m’est pas inconnu en effet – vous militiez à Nice à une époque, il me semble. 😉
        Merci pour votre appréciation.
        Il est effectivement indéniable qu’un rapport de force en notre faveur doit être construit, ce n’est pas impossible mais ça va prendre du temps, d’autant plus que la situation est verrouillée soigneusement par les classes dominantes dans notre pays.
        Il se peut aussi que les choses évoluent très vite. Personnellement – et c’est là que mon avis – je pense que c’est un événement gravissime à l’extérieur de notre pays, mais qui aura des conséquences importantes pour notre pays, qui débloquera la situation. A la faveur de ce déblocage, alors nous pourrons inverser le rapport de force en faveur des classes dominées (dont je suis une membre distinguée…).
        En attendant, on continue de militer et d’éveiller les consciences de nos concitoyens, et de mettre des mots sur leurs maux (qui sont aussi les nôtres).
        En tout cas, je vais suivre votre blog ! Il est dans mes favoris.

        Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.