Qui sème la misère, récolte un jour la colère… Et maintenant que le peuple est dans la rue, il n’est pas prêt de rentrer à la maison !

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Avec les Gilets Jaunes, la machine à baffes est en train de chauffer.

Non, pas de surchauffer. Que les dominants du moment ne se fassent aucune illusion. On a bien des ressources… Parce que nous sommes le nombre ! Parce que nous sommes la force ! Parce que rien ni personne ne peut anéantir la force d’un peuple et de l’humanité déterminée à reprendre son destin en mains, sinon une guerre nucléaire, bactériologique ou chimique, ou Dame Nature elle-même dans le grand effondrement !

La force d’un peuple qui se lève, c’est qu’en son sein, il y a pléthore de héros cachés, prêts à tout pour servir la cause, et donc prêts aussi à affronter le risque ultime, celui de donner sa vie pour que tous les autres l’emportent ! Et les sacrifices de ces héros-là dépassent toujours l’ampleur des lâchetés de ceux qui choisissent les voies de la bassesse…

Alexis Zorba Lutter

Le mouvement des Gilets Jaunes, actuellement au stade de révolte somme toute contenue, ne peut que se renforcer, jour après jour, jusqu’à ce que nos exigences soient satisfaites. Quelles sont-elles, ces exigences ?

Eh bien on peut, selon moi, les résumer en trois points capitaux qui conditionnent tout ce qui suivra :

1/ Macron, tu dégages !

Tu as un moyen tranquille de le faire : la démission. Je te conseille d’y réfléchir avec la plus grande attention.

Sinon, les députés et les sénateurs, qui ne vont pas manquer d’être soumis à une pression populaire croissante, pourraient décider d’engager ta destitution pour tenter de se sauver eux-mêmes, en prenant – provisoirement – parti pour le peuple en révolution.

Et si ni l’une ni l’autre de ces deux options ne se concrétise, alors, nous satisferons ta propre demande : c’est NOUS, LE PEUPLE SOUVERAIN, qui viendrons te chercher. Où que tu sois. Et si tu décidais de t’enfuir, sache deux choses :

  • d’une part, il n’est pas besoin que tu sois présent en France pour que le régime s’écroule. On a déjà vu des expériences où l’autorité, et même la fonction, d’un dirigeant ayant quitté son pays en qualité de chef d’État ou de gouvernement pour un voyage officiel, ont été réduits à néant pendant son absence…
  • d’autre part, où que tu ailles en ce monde, nous viendrons te chercher. Il n’y aura aucun abri sûr, aucun refuge absolu. Et pas de pardon. Ni d’amnistie. Tu devras rendre des comptes au peuple. Mais si cela peut te rassurer, tu ne seras pas seul dans le box des accusés… Et comme la peine capitale a été abolie en France, et que nous ne comptons en aucune façon la restaurer – même pas pour toi – eh bien tu goûteras sans doute à quelques innovations sorties de nos cerveaux fécondés par les discussions collectives…

Je précise que si tu avais l’idée de fuir, mieux vaut pour toi, p’tit mac’, que l’on ne te reconnaisse pas à Varennes, ou ailleurs… Tu ne seras à l’abri nulle part !

Car si tu as de puissants amis prêts à t’offrir un refuge durable, sache que nous aussi, nous en aurons, des amis et des alliés puissants, organisés, informés, capables d’aller te chercher où que tu te terres…

Aucun texte alternatif disponible.

2/ Macron dégagé, c’est un préalable et certainement pas l’aboutissement !

Le départ de Macron ne suffira pas à nous satisfaire. Ce n’est pas seulement ta petite personne de commis des banques et de sale roquet arrogant et provocateur, hurlant au peuple des insultes à longueur de semaine, bien à l’abri derrière tes gardes du corps, qui nous pose un problème ; c’est l’ensemble de ton monde !

Le courage de Macron

Nous parlons de cette toute petite partie des Français qui ont pris leur revanche sur l’œuvre magnifique – et pourtant pas totalement accomplie – du Conseil National de la Résistance et sur ces glorieux et illustres combattants qui ont permis son avènement, et à sa suite, beaucoup de mieux-vivre pour l’immense majorité du peuple français !

Nous n’oublierons JAMAIS les paroles de Denis Kessler, vice-président du Medef, qui expliquait dans Challenges, le 04 octobre 2007, que l’objectif était de « Défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ».

Nous avons bien constaté depuis lors, en effet, que vous aviez méthodiquement déconstruit, pierre après pierre, cet édifice. De Chirac, qui a entamé le processus à bas bruit, jusqu’à toi, le minable avorton entièrement au service de l’oligarchie financière, en passant par le nain teigneux Sarkozy et l’ectoplasme Hollande, tous vous avez assumé votre contribution à cette œuvre dévastatrice. Et avec vous, les dizaines, les centaines de ministres, et les milliers de petits ou de grands exécuteurs de vos basses œuvres.

TOUS, vous êtes donc COUPABLES à nos yeux. Et TOUS, vous aurez à rendre des comptes.

NI OUBLI, NI PARDON !

Vous devrez expier. Préparez-vous-y psychologiquement dès maintenant. N’attendez plus. Parce que cette épreuve de la justice populaire – oui c’en sera bien une pour vous – ne sera pas des plus douces…

Nous ne réagirons pas avec une volonté de vengeance, principe étranger à tout humanisme, mais l’humanisme ne signifie pas que l’on passe l’éponge !

Nous voulons, nous exigeons, et donc nous allons obtenir, d’une façon ou d’une autre, la chute du régime. La 5e République vit ses dernières semaines. Tous ensemble, NOUS LE PEUPLE SOUVERAIN, ET DONC NOUS LE POUVOIR CONSTITUANT ORIGINAIRE, allons rebâtir notre maison commune : la France, la République française. Mais pour cela, nous devons d’abord détruire le système actuel sur lequel rien de sain ne peut plus être construit !

3/ Un peuple en révolution n’attend, pour agir, ni des instructions de quelconques leaders d’opinion, ni des autorisations de la part des pouvoirs publics !

Nous allons donc, quoi qu’il advienne désormais, nous organiser sans attendre ; oui, sans attendre ni les consignes des uns (Mélenchon, si tu m’entends…) ni les autorisations des autres (vous qui gouvernez depuis les palais de la République ou depuis des milieux moins visibles…) de faire ce que nous aurons décidé ensemble, NOUS, LE PEUPLE SOUVERAIN.

Nous allons faire ce que nous jugeons opportun. Et quand nous en aurons décidé collectivement, et que nous aurons pris nos décisions selon les procédés les plus démocratiques qu’il soit possible de mettre en oeuvre, alors nos décisions constitueront ce qu’un certain Jean-Jacques ROUSSEAU intitulait « l’expression de la volonté générale ». Il pensait à la « loi » qui, hélas, depuis qu’il en parla, est devenue, trop souvent, pour ne pas dire presque toujours, non pas la mise sur le papier de la volonté de tous mais celle de quelques-uns, le nombre de ces « quelques-uns » ne cessant de se restreindre comme peau de chagrin depuis le début des années 70.

En conséquence, quiconque s’opposera à cette volonté générale prendra de gros risques pour lui-même…

Le reste, c’est-à-dire tout ce qu’il faut faire pour rebâtir le pays, pour rendre heureux un peuple de citoyens et de citoyennes libres, égaux en droits, fraternel, dans un État strictement laïc qui seul permet en son sein et sur son territoire la coexistence de tous, quelles que soient la religion, les croyances, la philosophie de chacune des parties de ce peuple, tout cela, c’est ENSEMBLE que nous en déciderons.

Nous ne partons pas de zéro. Nous avons des valeurs, des principes, une expérience, une Histoire, une vie. Tout cela inondera nos réflexions communes puis inspirera et guidera nos décisions collectives.

AVEC LE POUVOIR ACTUEL, IL N’Y A PLUS RIEN À NÉGOCIER.

NOUS, LE PEUPLE SOUVERAIN, NOUS EXIGEONS DE RÉCUPÉRER TOUT LE POUVOIR, PUISQUE NOUS SEULS SOMMES LÉGITIMES À NOUS GOUVERNER.

ET NOUS NE VOUS LE DEMANDONS PAS !

NOUS ALLONS LE REPRENDRE PAR NOUS-MÊMES.

QUITTE À VOUS L’ARRACHER, S’IL VOUS PRENAIT L’ENVIE FOLLE DE LE RETENIR PLUS LONGTEMPS ENTRE VOS MAINS.

NOUS N’HÉSITERONS PAS À LES COUPER D’AILLEURS, S’IL LE FAUT !

Que les âmes sensibles se rassérènent. J’emploie ce terme au sens figuré, cela va sans dire, car nous ne sommes pas des sauvages, contrairement à ce que croient et contrairement à ce qu’affirment souvent les despotes si peu éclairés qui prétendent nous gouverner. Et contrairement à eux précisément qui n’ont jamais hésité à précipiter dans la misère des millions de personnes, depuis des décennies, sans compter les millions de morts dont le régime capitaliste est coupable, en France et bien évidemment à l’étranger !

À ce sujet, je constate que l’on a fait, maintes fois, l’Histoire du système nazi, et du système communiste. Le livre noir du communisme a été l’un des principaux bréviaires de la plupart des dirigeants capitalistes depuis la chute du mur et de l’URSS.

Un jour prochain, nous ferons aussi l’Histoire mondiale du capitalisme, et nous dévoilerons le livre noir de ce système d’exploitation et de misère qui a si largement dépassé le communisme par sa globalisation planétaire. Contrairement au système communiste qui n’a été mis en œuvre que durant quelques décennies, c’est depuis des siècles que le système capitaliste exploite, tue, détruit, en plus de coloniser les imaginaires et de se prétendre sans cesse le contraire de ce qu’il est vraiment.

Bernie Sanders - Tout ce que nous redoutions du communisme s'est réalisé avec le capitalisme

Si le communisme d’État est coupable, nous dit-on, de 100 millions de morts, quel est donc le bilan du capitalisme ?

La question mérite d’être posée. Nous pouvons espérer que demain, quand le monde aura été libéré de ce fléau d’ampleur biblique, des milliers d’historiens de par le monde, s’engageront dans ce travail pour que chacun sache ce qu’il en a été vraiment. Et pour que personne n’ignore plus les indicibles souffrances, les insondables malheurs, et les dizaines ou centaines de millions de morts, peut-être les milliards de morts, au passif du capitalisme depuis plusieurs siècles !

Le nazisme est en effet à intégrer pleinement dans le livre noir du capitalisme. Comme le commerce triangulaire et l’esclavage. Comme la plupart des guerres qui ont éclaté depuis plusieurs siècles. Comme toutes les famines et comme tant d’épidémies qui ont ravagé l’humanité depuis des siècles ! Et le capitalisme a ceci de plus sur le communisme, qu’il est sur le point de conduire à un holocauste de l’humanité, non pas du fait d’une guerre mondiale au moyen d’armes de destruction massive (nucléaires, bactériologiques, chimiques ou autres inventions de destruction globale) mais du seul fait de son existence et de son fonctionnement ! Non content de conduire à la 6ème extinction de masse des espèces vivantes (faune et flore), non content d’influer de manière massive sur le climat du globe, voilà que désormais il est acquis, sauf pour quelques-uns totalement enfermés dans leur bulle, que l’humanité risque de disparaître purement et simplement à bref délai. Non pas dans un millénaire, ce qui serait déjà terrifiant en soi, mais dans quelques décennies.

Alors, oui, il y a urgence de changer de paradigme, de changer de modes de production, de changer de modes d’échange, de changer de modes de déplacement, de changer de modes de consommation, de changer de modes de vie, de changer de modes de pensée et d’action.

Voilà, Monsieur le Président de la République, entendez le bruit au-dehors : c’est celui du peuple en colère qui a décidé de mettre un terme à ses malheurs car il a compris d’où ils viennent et il sait ce qu’il faut faire pour y mettre un terme. Ce n’est pas tant cette lucidité qui est nouvelle de sa part ; c’est sa détermination aujourd’hui à reprendre le contrôle de son destin.

Thomas PAINE - Le devoir d'un vrai patriote est de protéger son pays contre son gouvernement

« Le peuple n’obtient que ce qu’il prend » disait Louise MICHEL.

Je m’enorgueillis d’avoir choisi cette citation-là de la grande révolutionnaire pour titre de ce nouveau blog ouvert en septembre dernier  sur lequel vous pouvez lire ces lignes.

Les peuples ne devraient pas craindre leur gouvernement, c'est le gouvernement qui devrait craindre les peuples

Une réflexion sur « Qui sème la misère, récolte un jour la colère… Et maintenant que le peuple est dans la rue, il n’est pas prêt de rentrer à la maison ! »

  1. Merci pour ce texte jubilatoire ! J’adore ! Exactement ce que je pense ! Suis Gilet-Jaune aussi et les doléances que nous rassemblons montrent un peuple certes pas encarté ni forcément politisé, mais qui sait déjà ce dont il ne veut plus.

    Car la question fondamentale est bien celle-ci : Dans quelle société nous voulons vivre ?

    Pour ce qui est des morts du communisme, je les oppose toujours aux morts du capitalisme. Effectivement, à quand un Livre Noir du capitalisme ?

    On peut faire remonter l’histoire du capitalisme et de ses ravages au 15ème siècle, avec le début de la colonisation et des génocides contre les Africains et les Amérindiens qui ont suivi et ont perduré pendant près de 4 siècles après. Rien qu’en Amérique du Nord, on estimait à environ 55 millions d’Amérindiens – il en restait 5 millions à la fin du 19ème siècle, ai-je lu quelque part.

    Le pillage des ressources des peuples colonisés. L’exploitation des travailleurs où qu’ils soient là-bas et aussi ici. Dans les filatures, les plantations, les usines, les mines, partout.

    Les ravages de l’environnement là-bas et aussi chez nous. Les écosystemes détruits. La souffrance animale dans des systemes concentrationnaires, qui sont des Auschwitz pour les animaux d’élevage. Et maintenant le changement climatique, qui va jeter des millions de gens hors de leurs pays.

    Le commerce triangulaire et l’esclavage sont arrivés pas loin derrière, et ensuite la ségrégation qui a perduré jusque dans les années 60 aux USA. Et quelque part, la guerre civile (en France, la guerre de sécession) est toujours là dans les villes américaines…

    Et bien entendu les morts des deux guerres mondiales : 10 millions pour la première, 40 à 50 millions pour la seconde. Combien pour la troisième ? Au passage, pour la seconde, n’oublions pas le sacrifice de 25 à 30 millions de Soviétiques pour pouvoir mettre fin à cette folie du nazisme. Et bien entendu, les crimes du nazisme, commis à l’échelle industrielle et pas uniquement sur des champs de batailles, entre armées.

    Alors quand j’entends le communisme, combien de morts, je réponds quid du capitalisme ? Qui continue avec avec les guerres de la mondialisation néolibérale (depuis les années 1990), les famines provoquées par la spéculation boursière, les maladies créées et/ou provoquées par empoisonnement lent (malbouffe) pour pouvoir engraisser Big Pharma et l’agro-business.

    Marx nous avait appris que le capitalisme vit sur la destruction du travailleur et de la terre. Nous y sommes avec le chômage de masse (= la destruction du travailleur) et de l’environnement (= celle de la terre).

    Il nous disait aussi que le capitalisme vit de l’appropriation, de l’expropriation, de l’accumulation et de l’exploitation. On devrait lire Marx plus souvent.

    J’ajouterais aussi ceci : Aucun autre système économique et social ne peut vivre tant que le capitalisme existe. Car c’est un système prédateur. L’expérience communiste l’a prouvé : il n’a pas résisté aux coups de boutoir de la mondialisation néolibérale, dernier avatar du capitalisme à notre époque.

    Voilà pourquoi nous devons éradiquer le capitalisme. Une bonne fois pour toutes. Si nous ne le faisons pas, même diminué, il peut continuer son oeuvre de prédation pour se reconstituer et de nouveau reprendre le pouvoir. L’on a vu à la fin des Trente Glorieuses avec le programme du CNR démantelé progressivement.

    Et s’il faut neutraliser les capitalistes – et chacun peut mettre toutes sortes de solutions radicales derrière « neutraliser », perso j’ai ma petite idée – eh bien, il faudra le faire. L’on ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs !

    Car le camp en face, celui des classes dominantes, ne va pas se rendre sans livrer une lutte féroce contre les classes dominées dont nous sommes. D’ailleurs, je souhaite que le mouvement des GJ en France réussisse car je prévois que la trouille que nous sommes en train de leur coller, va entraîner une réplique féroce contre nous de la part des classes dominantes qui auront senti le vent du boulet si nous échouons.

    Pour ce qui est du châtiment à appliquer à Macron et les siens : la moitié américaine qui est en moi (Pa était américain), me fait préférer le châtiment pratiqué dans l’Ouest contre les tricheurs. Voici la recette :
    – du goudron
    – des plumes
    – un politicien
    – un rail pour transporter le politicien une fois appliqué le mélange
    Ajouter une assemblée de citoyens, c’est indispensable.

    Mais ça, c’est juste ma petite idée fétiche.

    Plus sérieusement, le programme du PARDEM prévoit des trucs sympas pour couper les moyens des classes dominantes de nous nuire plus encore : dépérissement de la Bourse, nationalisations, relocalisations, mesures protectionnistes et application de la Charte de La Havane, et j’en passe, le programme élaboré par les adhérents est assez fourni !

    J’aime assez l’idée que Macron ne serait en sûreté nulle part. La peur doit changer de camp ! Ca fait des années que je refuse d’avoir peur. Ca veut dire qu’ils ont gagné, quelque part, si nous continuons d’avoir peur. Alors maintenant, ça suffit ! A leur tour !

    On est en train d’assister à une vaste prise de conscience collective. Et cette prise de conscience, c’est comme la pâte dans le tube de dentifrice : une fois la pâte sortie du tube, c’est impossible à l’y faire rentrer à nouveau !

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