[Billet invité] – « Le petit rebeu du 93 » – Par Omar GOUSMI – 14/12/2018

Avant-propos de Vincent Christophe Le Roux : Je relaie ci-dessous un texte que j’ai lu sur la page Facebook d’un de mes contacts. Ce texte m’a ému et je voulais en garder la trace via ce blog. Et vous le faire partager. Et vous offrir la possibilité, si vous disposez d’un compte Facebook, d’aller mettre un commentaire aimable sur la page de son auteur, Omar Gousmi. Veuillez cliquer ici pour accéder à sa page Facebook personnelle où figure l’original de ce texte. Je vous remercie. Cet auteur a une page Facebook dédiée à son blog à retrouver ici et un blog que l’on peut trouver en cliquant ici.

*

De moins en moins envie de m’épancher sur ce monde, à la veille d’une nouvelle manifestation, que tous espèrent pacifique, en sachant, déjà, qu’elle ne le sera pas partout.

Ce gouvernement est incompétent dans sa mission qui consiste à répondre à la population, du mieux possible.

L’UE contraint les peuples à l’asservissement et est dirigée par une bande de robots pour qui les vertus du capitalisme sont au delà de toutes les religions. Les religions, elles mêmes, sont une malédiction pour le monde, finalement, alors qu’elles auraient dû être une bénédiction.

Alors, tout le monde connaît la situation et la solution : sortir du capitalisme en sortant de l’ordo-libéralisme bruxellois, sortir de cette République qui est épuisée des multiples viols subis, donner enfin un vrai pouvoir aux gens, même si c’est populiste, même si vulgaire, mais au moins, admettre que chacun est assez grand pour gérer son foyer et donc ce qui régit celui ci.

Selon les cas, nous devons être adultes mais, en même temps (c’est la mode), asservis, esclaves de règles et de personnes inconnues et qui ont, désormais, montré leur incompétence crasse et le danger qu’elles représentaient.

Définitivement, les escrocs sont aux commandes parce qu’il s’agit d’une profonde escroquerie d’être guidé et dirigé, comme ils aiment à le dire, par ces individus.

Ce constat est factuel et difficilement contestable et une vraie grande honnêteté consisterait simplement à reconnaître que n’importe qui, aujourd’hui, est capable de faire aussi mal que ces deux gouvernements qui dirigent et nous tuent.

Oh certes, on pourra mettre en avant que le petit peuple, le bas peuple, est jaloux, vulgaire, sale, ignorant et même méchant. Que ce mot : peuple, ne signifie rien, alors qu’il veut tout dire et que tout le monde le comprend mais il permet, surtout, à cette caste dirigeante, de renvoyer l’opposition populaire à un statut de néant…

La fameuse question, c’est qui le peuple ? C’est quoi le peuple ? Question qui n’intéresse que ceux, finalement, qui tirent des avantages de cette situation enchylosée, métastasée. Le peuple, c’est celui qui, à 80%, n’a pas voté pour ça mais aussi les 20% qui ont voté pour ça.

Alors oui, j’ai raté ma vie ; j’avais plus de talents, plus d’intelligence, plus de culture que la quasi totalité des gens que j’ai rencontrés dans ma vie ; peut être ; peut être pas ; mais je n’ai jamais eu l’esprit de compétition ; je n’ai jamais voulu être le 1er et du coup, je ne suis rien.

Alors forcément, je me reconnais parmi les « riens » qui souffrent, qui sont en bas, parce que je suis de cette engeance-là, parce que je ne fais pas de bruit, que je ne me bats pas, que je me tais. Exactement comme tous ces gens méprisés par une oligarchie de plus en plus indigne.

On ne m’a pas fait confiance parce que je ne me faisais pas confiance, parce que « le petit rebeu du 93 », malgré des diplômes à ne plus savoir qu’en faire, et tout ce qui va bien, n’est toujours qu’ « un petit rebeu du 93 ». Aujourd’hui, les petits comme moi, veulent exister et montrer qu’ils peuvent, eux aussi, devenir des êtres politiques.

Quand on regarde la classe politique aujourd’hui, elle ne mérite pas les gens qu’elle prétend représenter et qu’elle humilie en fait.

Alors que le peuple se dirige lui même ne peut être pire qu’être dirigé par « ça ». Ce peuple fera lui aussi des erreurs, c’est certain, mais au moins, elles seront les siennes et ça veut dire beaucoup.

45 ans, deux enfants, deux bacs +5, chômeur, plutôt mal dans sa peau, avec un nom et une supposée culture qui ne lui correspondent pas, essayant de survivre dans ce marasme parce qu’il y a, malgré tout, de belles choses en ce monde et que je n’arrive même pas à être jaloux.

Je devais me coucher tôt ce soir mais ça sera encore une nuit courte à retourner, dans ma tête, tout ce que je ne fais pas, bloqué par ce que tous les autres ne connaissent pas.

Ainsi, à quoi bon encore une fois répéter la même litanie. Le monde que nous avons créé n’est pas beau, nous avons énormément pleuré dessus, depuis si longtemps alors si aujourd’hui, il peut y avoir un petit changement, autant l’accompagner plutôt que de le considérer comme forcément vulgaire puisque venant de la plèbe.

Quant à moi, personnellement, je ne sais pas, comme d’habitude, ce que je ferais dans le futur ou pas. Peut être espérer un sursaut de confiance ou une chance digne du loto ou plus sûrement un ailleurs où enfin commencer quelque chose.

Une réflexion sur « [Billet invité] – « Le petit rebeu du 93 » – Par Omar GOUSMI – 14/12/2018 »

  1. Bonjour Omar. Tu m’as ému. Ce qui transparaît ce ces quelques lignes, c’est un grand coeur et un bel esprit en même temps que ça dit que celui qui parle ou plutôt qui écrit, toi Omar Gousmi, est un homme de bien comme on disait jadis. Un citoyen qui « vit » au coeur de la cité (au sens grec) et qui a le coeur qui saigne de voir ce monde tel qu’il va sous l’ordre capitaliste.

    Depuis déjà un certain temps, je te suis avec intérêt mais ce texte-là ajoute beaucoup à l’estime que je te porte. Les mots parfois sont des couteaux qui peuvent tuer ou blesser profondément. Parfois, ils ne sont que des escrocs qui mystifient celles et ceux qui les entendent et qui croient à la sincérité de celui ou de celle qui les a prononcés. Mais parfois aussi, ils sont des messagers, tels Hermès, ce dieu de la Grèce antique, messager des dieux.

    Je ne te connais que virtuellement et je ne suis donc pas en mesure de jauger ta sincérité mais, en l’absence de preuve contraire, je t’accorde ma confiance et j’ajoute, camarade, que je t’accorde aussi ma bienveillance et mon « amitié ».

    Je veux croire que les mauvais jours finiront et que des gens au coeur comme le tien marcheront devant très bientôt pour inspirer notre peuple -terme que tu as décrit avec talent).

    Merci à toi cher Omar Gousmi. Prend soin de toi. N’oublie jamais de prendre soin de toi au moins autant que tu prends soin des autres et que tu t’inquiètes de leur sort.

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