Archives pour la catégorie 12- Les intellectuels contemporains qui m’inspirent

[Billet invité] Congés des parents endeuillés : l’ignominie LREM – Par Anne-Sophie Chazaud – 01/02/2020

À La République en Marche, on aime beaucoup les familles. On en parle n’importe comment n’importe quand, on bricole dans tous les sens, on délire en mode so cool, on fait dire n’importe quoi à la psychanalyse : «Votre problème c’est que vous croyez qu’un père est forcément un mâle. Tous les psychanalystes vous diront le contraire» déclare ainsi Emmanuel Macron, confondant allègrement comme un élève de 3ème (et encore) la fonction symbolique et le réel. Lacan dirait : manque de re-pères jeune homme, manque de re-pères…

Lire la suite [Billet invité] Congés des parents endeuillés : l’ignominie LREM – Par Anne-Sophie Chazaud – 01/02/2020

[Billet invité] La France du chaos – Par Anne-Sophie Chazaud – Le 28/01/2020

Visuel illustrant l'article d'Anne-Sophie Chazaud - La France du chaos

S’il fallait résumer ce qu’aura été la France de Macron, c’est cela, cette image, terrible, à laquelle on ne s’habituera jamais : les hommes qui nous protègent, les pompiers, assaillis aujourd’hui par les forces de l’ordre qui, normalement devraient aussi le faire. C’est l’image du chaos insupportable dans lequel le peuple français a été plongé en raison d’un mode de gouvernance autoritaire, oui, autoritaire, complètement narcissique, sourd et inapte à comprendre ce qu’est ce pays. Tout cela pour une réforme stupide, mal ficelée, ruineuse pour la population, ruineuse pour notre identité sociale.

C’est l’image d’un peuple qui a été poussé à se diviser de tous côtés.

Pour quoi ?

Pour complaire à une fraction de privilégiés frileux qui ne croient ni à Dieu ni à Diable, qui n’ont que l’argent et leurs prébendes comme but existentiel, qui ne connaissent rien à la notion d’honneur, de valeurs, de dignité, et encore moins lorsqu’il s’agit de celle d’un peuple dont il n’ont que faire et auquel ils n’ont jamais su qu’ils appartenaient par le biais de la communauté nationale.

Pendant ce temps, les territoires perdus de la République continuent de s’éloigner, on peut menacer de mort une jeune fille à la langue impertinente, mais cela aussi sert le projet de fragmentation nationale, cela aussi sert le projet de petites niches de marché.

De tout ceci, un jour, de cette trahison, il faudra rendre des comptes. Le peuple demandera des comptes. Cela finit toujours par arriver, quel que soit le temps que cela prend.

*

Pour retrouver l’article original, cliquer ici.

[Billet invité] Emmanuel Macron : Illégalité, illégitimité et imposture (parties 1 et 2) – Par Régis de Castelnau (avocat) – 26/01/2020

Avant-propos de Vincent Christophe Le Roux : L’auteur de ce billet ci-dessous reproduit est Régis de Castelnau, un avocat bien connu du barreau de Paris qui tient un blog très lu intitulé Vu du droit.

Vous avez ci-dessous les deux parties d’une démonstration d’une grande densité et en même temps d’une grande gravité. Qui recoupe largement ce que nombre de mes ami-e-s politiques et moi-même, qui ne sommes pas avocats ou professionnels du Droit ou de la science politique, mais seulement des citoyens engagés, ne cessons de dire depuis le jour du premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

C’est un puissant réquisitoire contre le président de la République, avec une argumentation du type de celles qu’un procureur pourrait défendre au prétoire à l’encontre d’un accusé.

Régis de Castelnau qui est avocat connaît bien le Droit, aussi bien le Droit constitutionnel que le Droit administratif ou le Droit public en général, sans ignorer non plus le Droit privé avec toutes les questions tenant à la justice judiciaire, gardienne (en théorie juridique) des libertés individuelles.

Sa démonstration est lumineuse bien que nous n’apprenions pas grand chose tant nous sommes informés et conscients de ce qui se passe depuis deux ans et demi que Macron occupe illégalement et illégitimement sa fonction.

Là où Régis de Castelnau nous apporte quelque chose qui n’a pas de prix, et pour cela on lui doit remerciements et gratitude, c’est qu’il décrit on ne peut plus clairement, sans langue de bois, sans langage codé ou expression diplomatique, les fautes, les errements, les illégalités, les faits constitutifs d’inconstitutionnalités manifestes don Macron et sa bande se sont rendus coupables depuis qu’ils sont à leurs postes, ce dont beaucoup ont certes conscience mais que si peu osent avouer publiquement. Or Régis de Castelnau met allègrement les pieds dans le plat, si j’ose dire. Lui n’a pas le tort d’avoir comme d’autres des pudeurs de gazelle ! Et il pourrait bien décoincer / dégoiser / désinhiber pas mal de gens. Je fais partie, avec quelques ami-e-s politiques de celles et ceux qui ont osé de tempos en temps évoquer le quasi coup d’État du premier tour de l’élection présidentielle, en basant sur les très nombreuses irrégularités constatées ce jour-là et rapportées dans les médias, avant de disparaître des sites internet de presse, irrégularités qui, bien que massives, n’ont jamais été traitées comme elles auraient dû l’être à la fois par les « pouvoirs publics », par les juges qui étaient censés protéger nos libertés fondamentales et la sincérité du scrutin, et par nos « représentants » qu’ils soient déjà élus ou qu’ils aient aspiré alors à l’être… Silence radio absolu et assourdissant de la part de Mélenchon notamment…

Donc que Régis de Castelnau dise les choses et les dise ainsi, sans fioriture, sans finasserie, cela va nous aider à être peut-être entendus. Enfin entendus !

Car, à la différence de mes ami-e-s politiques et de moi,-même, Régis de Castelnau n’est pas un anonyme du type de ceux qui parlent dans le désert, quoi qu’ils disent ! Son blog est très lu, très suivi. Et sans doute y compris dans les hautes sphères… Donc, quand il parle, ou en l’occurrence quand il écrit, ce qu’il dit « voyage » si j’ose dire. Et pourrait bien avoir son effet, un effet quelque peu explosif. Car si Régis de Castelnau étrille, depuis un certain temps déjà, Emmanuel Macron, les deux parties de son billet qu’il a publiées entre hier (25 janvier) et aujourd’hui (26 janvier) sont une véritable bombe à fragmentation. Espérons que les dommages portés à la cible, ajoutés à ceux que le peuple lui inflige depuis quelques temps, seront assez profonds et réels pour la faire s’effondrer au plus vite. Car nous n’en pouvons plus…

Oui, j’ai idée que ce billet va avoir des effets très puissants. En raison de ce qui est dit et en raison de qui l’a dit…

On peut retrouver l’original du billet en cliquant ici pour la première partie et pour la seconde. Les visuels que j’ai mis en amorce des deux parties sont ceux que Régis de Castelnau a choisis lui-même pour illustrer son billet.

1ère partie: L’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron est illégitime (publié le 25/01/2020)

2nde partie : Illégitimité de l’exercice du pouvoir par Emmanuel Macron (publié le 26/01/2020)

Lire la suite [Billet invité] Emmanuel Macron : Illégalité, illégitimité et imposture (parties 1 et 2) – Par Régis de Castelnau (avocat) – 26/01/2020

[Billet invité] Macron, l’ivresse des cimes et les «discours coupables» – Par Anne-Sophie Chazaud – 24/01/2020

Visuel illustrant l'article d'Anne-Sophie Chazaud - L'ivresse des cimes et les discours coupables


Voici que, comme le souverain pontife qui se met fréquemment à raconter n’importe quoi sitôt qu’il est en avion, saisi par quelque ivresse des cimes, le président de notre Presipauté, s’en revenant d’être allé imiter Chirac à Jérusalem, fut saisi du même mal.

Celui, déjà, de cette mode des fausses confidences des hommes politiques où l’on feint d’être naturel et où tout est calculé.

Celui, ensuite, de proférer un nombre important de paroles éminemment contestables voire parfaitement stupides, et d’autres carrément graves.

Je passe sur l’habituel couplet d’autoflagellation comparant grosso modo la Shoah et la guerre d’Algérie : que ne ferait-on pour glaner quelques voix communautaristes…

La ficelle, même bien enrobée à la pseudo sauce Ricoeur, ne tient pas la route et cette compétition mémorielle n’est pas une nouveauté dans le kougloff intellectuel qui tient lieu de pensée au macronisme. En revanche, des paroles particulièrement hallucinantes ont été tenues, au sujet de la fronde sociale, dont la nuit passée a offert un si beau visage, avec ses multiples marches aux flambeaux, dignes, joyeuses, chaleureuses, sans violences (et c’est bien sans doute cela qui dérange le plus le pouvoir).
En effet, Emmanuel Macron a affirmé qu’en opposition politique démocratique, on avait « l’interdiction de la haine ».

Hier, dans mon article chez Atlantico, je mettais en garde contre le fait que le vrai but avéré de la redoutable loi Avia était, au delà de favoriser le minoritarisme militant, de museler, à terme, l’opposition sociale et politique que l’on assimilerait promptement à de la «haine» que l’on criminaliserait peu à peu, en soi, en tant que sentiment coupable.

Il n’aura pas fallu attendre un jour pour obtenir la confirmation du bien fondé de cette analyse.
Emmanuel Macron évidemment se trompe, à dessein, puisqu’il s’agit là de mettre en place une rhétorique et un processus profondément anti-démocratique : en démocratie, comme n’importe où, on a parfaitement le droit d’avoir la haine, de haïr un homme politique, un légume vert, une chanson, une odeur, une saison, un sport, un style vestimentaire et même une religion qui nous sortirait par les trous de nez. La haine est un sentiment, une opinion, et elle est particulièrement répandue voire indispensable dialectiquement et précisément en politique, et particulièrement quand on a affaire à un pouvoir sourd et aveugle qui avance tel un Panzer en mode Blitzkrieg.

Emmanuel Macron s’en est pris à ceux qui tiennent des « discours politiques extraordinairement coupables ». Coupables, le mot est lâché.

Tout dans cette phrase est grave : criminalisation de la pensée, criminalisation de la liberté d’expression, criminalisation de l’opposition politique.

Et s’il se trouve de nombreuses personnes qui considèrent que, certes, nous ne sommes pas encore en dictature mais plus tout à fait en démocratie, il va bien falloir finir par les entendre et les écouter sauf à mettre plus de la moitié du pays à la Bastille avec un œil en moins.

« Essayez la dictature et vous verrez!», lance-t-il du haut de sa petite quarantaine inexpérimentée en mode «qu’ils viennent me chercher ! ». Eh bien, nous lui répondrions bien volontiers : « Essayez la démocratie, et vous verrez, c’est pas mal non plus !  ».

Nous le réaffirmons avec force : ce pouvoir est éminemment liberticide et tous les ferments d’un contrôle autoritaire de l’opinion publique sont en place pour la reconduction aux manettes. Ils seront, pour cela, prêts à tout.

Le chant des partisans était chanté partout en France cette nuit. Sera-t-il bientôt interdit au titre des paroles de haine ?

*

On peut retrouver l’original sur la page d’Anne-Sophie Chazaud en cliquant ici.

Le visuel est celui choisi par Anne-Sophie Chazaud pour illustrer son billet.

Rencontre avec Frédéric Lordon à la librairie parisienne “Le Merle moqueur” le 10/10/2019 à propos de son dernier livre “Vivre sans ? Autorité, institutions, économie…”

Je vous propose ci-dessous le lien vers la vidéo ainsi que la retranscription intégrale (que j’ai réalisée ce samedi 23 novembre) de ce qu’a dit Frédéric Lordon à l’occasion de cette rencontre à laquelle il a été convié, le 10 octobre 2019, par la librairie parisienne « Le Merle moqueur » suite à la parution de son dernier livre intitulé « Vivre sans ? Autorité, institutions, économie… » publié en octobre 2019 aux éditions La Fabrique.

Vivre sans - autorité, institutions, économie - Par Frédéric Lordon

La librairie Le Merle moqueur est domiciliée 51 rue de Bagnolet, 75020 Paris.

*
La vidéo est accessible en cliquant ici.
*
*
Et voici le texte de la retranscription des réponses données par Frédéric Lordon aux questions qui lui ont été posées par l’animatrice de la rencontre, questions qui ont constitué la trame de l’exposé.
*
Cette première partie de l’exposé et de la vidéo occupe 51 minutes et 20 secondes. Viennent ensuite, pour les 35 minutes restantes, les questions du public et les réponses données par Frédéric Lordon. On est alors, plus que jamais, dans de la philosophie politique et dans l’analyse et l’interprétation de la pensée et des écrits de quelques grands philosophes de la politique. C’est donc un peu trop « perché » pour moi pour que j’en comprenne tous les aspects qui sont développés et c’est pourquoi je m’abstiens d’en retranscrire le contenu. Je considère que cette seconde partie de la vidéo n’est pas franchement destinée au grand public mais davantage réservée à un auditoire d’experts de la philosophie politique.
*

Pour autant, bien que je ne vous en propose pas la retranscription dans ce billet, je vous invite néanmoins à écouter ces passages dans la vidéo car au-delà des éléments que je juge d’appréhension difficile aux non initiés, il y a aussi des réflexions et des analyses accessibles à tous, et qui sont d’une grande importance à la fois sur un plan théorique et au regard de la perspective de leur mise en application pratique.

*

Lire la suite Rencontre avec Frédéric Lordon à la librairie parisienne “Le Merle moqueur” le 10/10/2019 à propos de son dernier livre “Vivre sans ? Autorité, institutions, économie…”

La révolution n’est pas un pique-nique – Par Frédéric Lordon – Le 19/02/2014

Je vous propose ci-dessous la retranscription partielle que j’ai faite de l’intervention (à visionner ici) de Frédéric Lordon au colloque “Penser l’émancipation” organisé à l’Université de Paris Ouest Nanterre du 19 au 22 février 2014.

Frédéric Lordon est intervenu le 19 février 2014.

Lire la suite La révolution n’est pas un pique-nique – Par Frédéric Lordon – Le 19/02/2014

La révolution n’est pas un pique-nique – Par Frédéric Lordon – Le 19/02/2014

Je reproduis ci-dessous la retranscription partielle que j’avais faite de l’intervention (à visionner ici) de  Frédéric Lordon au colloque « Penser l’émancipation » organisé à l’Université de Paris Ouest Nanterre du 19 au 22 février 2014. Frédéric Lordon est intervenu le 19 février. Je l’avais publiée sur mon ancien blog (voir ici).

BALLAST | Frédéric Lordon : « Dire ensemble la condition ...

La photo ci-dessus est de Stéphane Burlot (cliquer ici pour accéder à son compte Instagram) et figure dans un entretien que Frédéric Lordon a donné à la revue Ballast le 19 novembre 2018 (entretien que l’on peut retrouver en cliquant ici).

*   *   *   *   *   *   *   *

Je crois que du moment où j’avais reçu cette invitation à ce colloque, dont je remercie vivement les organisateurs au passage, j’avais pris le parti d’un rôle qui est celui de la dissonance et du dégrisement. Comme il en faut toujours un pour jouer le mauvais esprit, je me suis dévoué.

Alors je ne sais plus au juste quel titre j’ai donné mais je crois que si c’était à refaire, je donnerais volontiers celui-ci : « D’une étroite ligne de crête ».

Lire la suite La révolution n’est pas un pique-nique – Par Frédéric Lordon – Le 19/02/2014