Archives du mot-clé Emmanuel Macron

[Billet invité] Du centrisme modéré au contorsionnisme obscène – Par Mathieu Morel – 01/02/2020

Il faut le reconnaître : depuis le « barrage républicain » d’avril 2017 (et même un peu avant pour les plus aiguisés), on s’est éloignés du premier à une vitesse vertigineuse. Et il n’aura fallu que quelques petits – et néanmoins interminables – mois pour observer leur maîtrise aussi virtuose que branquignole dans toutes les figures imaginables que le second permet.

Lire la suite [Billet invité] Du centrisme modéré au contorsionnisme obscène – Par Mathieu Morel – 01/02/2020

[Billet invité] « Dictature » : les Gentils parlent aux Méchants – Par Mathieu Morel le 28/01/2020

Tout a été dit de cette pathétique séquence, qui en suivait une autre, non moins pathétique. Tout et n’importe quoi aussi, parce qu’il faut bien être honnête. C’est toujours avec un peu de recul qu’on mesure mieux la vraie profondeur des grands hommes.

Ce qu’il y a de singulier chez notre auguste prince-enfant-philosophe-roi, c’est que pour saisir la sienne, il suffit en général de quelques jours, heures voire minutes. Le temps d’écrémer la mousse et encore… en espérant que les bulles n’éclatent pas trop rapidement, sinon il n’en reste rien. Dans l’uber-monde éphémère, faire du bruit avec sa bouche, c’est déjà s’inscrire dans l’Histoire. Sur Instagram ou à l’Élysée, peu importe : ce ne sont jamais que des vecteurs, de simples décors interchangeables pour le grand théâtre de leurs vacuités aussi satisfaites qu’insatiables. Lorsqu’on tentera un jour de compiler ses contributions à l’esprit des Lumières, on aura peut-être du mal à le hisser plus haut que le petit con qui joue avec les interrupteurs. On ne pourra pourtant pas faire l’impasse : il est entré dans l’Histoire de France. Par effraction, par imposture, par incongruité, par veulerie collective… mais quelque chose, au-delà de lui, lui a permis d’y entrer, dont il faudra aussi faire le procès, le moment venu.

Or, juste après son numéro grotesque d’ersatz low-cost sous-chiraquoïde (qui justifierait déjà, à lui seul, qu’on passe tous ses professeurs de théâtre par les armes), voilà que l’éminent marque-page autoproclamé de Paul Ricoeur s’est piqué de livrer ses fulgurances pénétrées dans l’avion qui le ramenait de Jérusalem. On pourra toujours invoquer l’ivresse des cimes ou le manque d’oxygène, c’est un truc assez « prisé » – si on ose dire – des progressistes « in ze wind » : sitôt perchés dans un avion, ils se mettent à déblatérer comme si leur cerveau était nourri à l’hélium. Un certain François, avant lui, a montré un peu le chemin. Et si ça n’était que ça, on pardonnerait de bon cœur. Parce que, quoi qu’en disent tous ceux qui s’acharnent à nous persuader que « Vichy c’était nous » pour mieux nous faire oublier que, décidément sans cesse, la capitulation c’est eux seuls, nous ne sommes pas si mauvais bougres. Même quand on leur demande de ne pas capituler, ils nous expliquent que c’est « pour notre bien ». Et si on insiste, ils se mettent à nous traiter de traîtres ou de terroristes. Et pour finir, à chaque fois qu’on se libère, sans eux voire malgré eux, ils trouvent le moyen de geindre que « tout ce malentendu aurait pourtant tellement pu être évité par le DIALOGUE et les mains tendues ». Ah ! La fameuse barbarie des épurations… comme si elles n’étaient pas consécutives à des périodes un peu longuettes où le dialogue, ils nous sommaient doctement de nous le carrer où personne n’ose penser et où la main tendue, c’était surtout la droite, très haut.

Et la « dictature » alors ? Il aurait pu dire bien des choses, en somme, s’il avait eu un peu de lettres et d’esprit (et un « socle de connaissances » – puisque c’est ainsi qu’on nomme désormais la toise au-dessus de laquelle on tire à vue – qui dépasse un peu le niveau CP). Mais l’escroc ne fait que des bulles (et même pas papales). Il n’en est même pas vraiment blâmable : il n’a rien appris d’autre dans son cursus. Un « dictateur », pour lui, c’est évidemment un méchant à moustache qui sacrifie des innocents en ricanant d’aisance. Dans sa culture politique, Hergé est tout de même beaucoup plus nazi que Casimir. Et ça ne va pas chercher plus loin. Le reste est à l’avenant. Il aurait même pu, avec un peu de lettres et d’esprit, démontrer que nous n’étions pas en « dictature ».

Il y a pourtant deux problèmes majeurs rigoureusement inaccessibles à sa suffisante pensée complexe : le génie qu’on nous a vendu (très cher) est un cuistre infantile, et nous ne sommes plus vraiment en démocratie non plus. Et la vraie vie, c’est parfois un peu plus subtil que les dessins animés.
Mais même ça, c’est au-dessus de ses joviennes forces.

*

Pour retrouver l’article original, cliquez ici.

[Billet invité] La France du chaos – Par Anne-Sophie Chazaud – Le 28/01/2020

Visuel illustrant l'article d'Anne-Sophie Chazaud - La France du chaos

S’il fallait résumer ce qu’aura été la France de Macron, c’est cela, cette image, terrible, à laquelle on ne s’habituera jamais : les hommes qui nous protègent, les pompiers, assaillis aujourd’hui par les forces de l’ordre qui, normalement devraient aussi le faire. C’est l’image du chaos insupportable dans lequel le peuple français a été plongé en raison d’un mode de gouvernance autoritaire, oui, autoritaire, complètement narcissique, sourd et inapte à comprendre ce qu’est ce pays. Tout cela pour une réforme stupide, mal ficelée, ruineuse pour la population, ruineuse pour notre identité sociale.

C’est l’image d’un peuple qui a été poussé à se diviser de tous côtés.

Pour quoi ?

Pour complaire à une fraction de privilégiés frileux qui ne croient ni à Dieu ni à Diable, qui n’ont que l’argent et leurs prébendes comme but existentiel, qui ne connaissent rien à la notion d’honneur, de valeurs, de dignité, et encore moins lorsqu’il s’agit de celle d’un peuple dont il n’ont que faire et auquel ils n’ont jamais su qu’ils appartenaient par le biais de la communauté nationale.

Pendant ce temps, les territoires perdus de la République continuent de s’éloigner, on peut menacer de mort une jeune fille à la langue impertinente, mais cela aussi sert le projet de fragmentation nationale, cela aussi sert le projet de petites niches de marché.

De tout ceci, un jour, de cette trahison, il faudra rendre des comptes. Le peuple demandera des comptes. Cela finit toujours par arriver, quel que soit le temps que cela prend.

*

Pour retrouver l’article original, cliquer ici.

[Billet invité] Emmanuel Macron : Illégalité, illégitimité et imposture (parties 1 et 2) – Par Régis de Castelnau (avocat) – 26/01/2020

Avant-propos de Vincent Christophe Le Roux : L’auteur de ce billet ci-dessous reproduit est Régis de Castelnau, un avocat bien connu du barreau de Paris qui tient un blog très lu intitulé Vu du droit.

Vous avez ci-dessous les deux parties d’une démonstration d’une grande densité et en même temps d’une grande gravité. Qui recoupe largement ce que nombre de mes ami-e-s politiques et moi-même, qui ne sommes pas avocats ou professionnels du Droit ou de la science politique, mais seulement des citoyens engagés, ne cessons de dire depuis le jour du premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

C’est un puissant réquisitoire contre le président de la République, avec une argumentation du type de celles qu’un procureur pourrait défendre au prétoire à l’encontre d’un accusé.

Régis de Castelnau qui est avocat connaît bien le Droit, aussi bien le Droit constitutionnel que le Droit administratif ou le Droit public en général, sans ignorer non plus le Droit privé avec toutes les questions tenant à la justice judiciaire, gardienne (en théorie juridique) des libertés individuelles.

Sa démonstration est lumineuse bien que nous n’apprenions pas grand chose tant nous sommes informés et conscients de ce qui se passe depuis deux ans et demi que Macron occupe illégalement et illégitimement sa fonction.

Là où Régis de Castelnau nous apporte quelque chose qui n’a pas de prix, et pour cela on lui doit remerciements et gratitude, c’est qu’il décrit on ne peut plus clairement, sans langue de bois, sans langage codé ou expression diplomatique, les fautes, les errements, les illégalités, les faits constitutifs d’inconstitutionnalités manifestes don Macron et sa bande se sont rendus coupables depuis qu’ils sont à leurs postes, ce dont beaucoup ont certes conscience mais que si peu osent avouer publiquement. Or Régis de Castelnau met allègrement les pieds dans le plat, si j’ose dire. Lui n’a pas le tort d’avoir comme d’autres des pudeurs de gazelle ! Et il pourrait bien décoincer / dégoiser / désinhiber pas mal de gens. Je fais partie, avec quelques ami-e-s politiques de celles et ceux qui ont osé de tempos en temps évoquer le quasi coup d’État du premier tour de l’élection présidentielle, en basant sur les très nombreuses irrégularités constatées ce jour-là et rapportées dans les médias, avant de disparaître des sites internet de presse, irrégularités qui, bien que massives, n’ont jamais été traitées comme elles auraient dû l’être à la fois par les « pouvoirs publics », par les juges qui étaient censés protéger nos libertés fondamentales et la sincérité du scrutin, et par nos « représentants » qu’ils soient déjà élus ou qu’ils aient aspiré alors à l’être… Silence radio absolu et assourdissant de la part de Mélenchon notamment…

Donc que Régis de Castelnau dise les choses et les dise ainsi, sans fioriture, sans finasserie, cela va nous aider à être peut-être entendus. Enfin entendus !

Car, à la différence de mes ami-e-s politiques et de moi,-même, Régis de Castelnau n’est pas un anonyme du type de ceux qui parlent dans le désert, quoi qu’ils disent ! Son blog est très lu, très suivi. Et sans doute y compris dans les hautes sphères… Donc, quand il parle, ou en l’occurrence quand il écrit, ce qu’il dit « voyage » si j’ose dire. Et pourrait bien avoir son effet, un effet quelque peu explosif. Car si Régis de Castelnau étrille, depuis un certain temps déjà, Emmanuel Macron, les deux parties de son billet qu’il a publiées entre hier (25 janvier) et aujourd’hui (26 janvier) sont une véritable bombe à fragmentation. Espérons que les dommages portés à la cible, ajoutés à ceux que le peuple lui inflige depuis quelques temps, seront assez profonds et réels pour la faire s’effondrer au plus vite. Car nous n’en pouvons plus…

Oui, j’ai idée que ce billet va avoir des effets très puissants. En raison de ce qui est dit et en raison de qui l’a dit…

On peut retrouver l’original du billet en cliquant ici pour la première partie et pour la seconde. Les visuels que j’ai mis en amorce des deux parties sont ceux que Régis de Castelnau a choisis lui-même pour illustrer son billet.

1ère partie: L’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron est illégitime (publié le 25/01/2020)

2nde partie : Illégitimité de l’exercice du pouvoir par Emmanuel Macron (publié le 26/01/2020)

Lire la suite [Billet invité] Emmanuel Macron : Illégalité, illégitimité et imposture (parties 1 et 2) – Par Régis de Castelnau (avocat) – 26/01/2020

[Billet invité] Macron, l’ivresse des cimes et les «discours coupables» – Par Anne-Sophie Chazaud – 24/01/2020

Visuel illustrant l'article d'Anne-Sophie Chazaud - L'ivresse des cimes et les discours coupables


Voici que, comme le souverain pontife qui se met fréquemment à raconter n’importe quoi sitôt qu’il est en avion, saisi par quelque ivresse des cimes, le président de notre Presipauté, s’en revenant d’être allé imiter Chirac à Jérusalem, fut saisi du même mal.

Celui, déjà, de cette mode des fausses confidences des hommes politiques où l’on feint d’être naturel et où tout est calculé.

Celui, ensuite, de proférer un nombre important de paroles éminemment contestables voire parfaitement stupides, et d’autres carrément graves.

Je passe sur l’habituel couplet d’autoflagellation comparant grosso modo la Shoah et la guerre d’Algérie : que ne ferait-on pour glaner quelques voix communautaristes…

La ficelle, même bien enrobée à la pseudo sauce Ricoeur, ne tient pas la route et cette compétition mémorielle n’est pas une nouveauté dans le kougloff intellectuel qui tient lieu de pensée au macronisme. En revanche, des paroles particulièrement hallucinantes ont été tenues, au sujet de la fronde sociale, dont la nuit passée a offert un si beau visage, avec ses multiples marches aux flambeaux, dignes, joyeuses, chaleureuses, sans violences (et c’est bien sans doute cela qui dérange le plus le pouvoir).
En effet, Emmanuel Macron a affirmé qu’en opposition politique démocratique, on avait « l’interdiction de la haine ».

Hier, dans mon article chez Atlantico, je mettais en garde contre le fait que le vrai but avéré de la redoutable loi Avia était, au delà de favoriser le minoritarisme militant, de museler, à terme, l’opposition sociale et politique que l’on assimilerait promptement à de la «haine» que l’on criminaliserait peu à peu, en soi, en tant que sentiment coupable.

Il n’aura pas fallu attendre un jour pour obtenir la confirmation du bien fondé de cette analyse.
Emmanuel Macron évidemment se trompe, à dessein, puisqu’il s’agit là de mettre en place une rhétorique et un processus profondément anti-démocratique : en démocratie, comme n’importe où, on a parfaitement le droit d’avoir la haine, de haïr un homme politique, un légume vert, une chanson, une odeur, une saison, un sport, un style vestimentaire et même une religion qui nous sortirait par les trous de nez. La haine est un sentiment, une opinion, et elle est particulièrement répandue voire indispensable dialectiquement et précisément en politique, et particulièrement quand on a affaire à un pouvoir sourd et aveugle qui avance tel un Panzer en mode Blitzkrieg.

Emmanuel Macron s’en est pris à ceux qui tiennent des « discours politiques extraordinairement coupables ». Coupables, le mot est lâché.

Tout dans cette phrase est grave : criminalisation de la pensée, criminalisation de la liberté d’expression, criminalisation de l’opposition politique.

Et s’il se trouve de nombreuses personnes qui considèrent que, certes, nous ne sommes pas encore en dictature mais plus tout à fait en démocratie, il va bien falloir finir par les entendre et les écouter sauf à mettre plus de la moitié du pays à la Bastille avec un œil en moins.

« Essayez la dictature et vous verrez!», lance-t-il du haut de sa petite quarantaine inexpérimentée en mode «qu’ils viennent me chercher ! ». Eh bien, nous lui répondrions bien volontiers : « Essayez la démocratie, et vous verrez, c’est pas mal non plus !  ».

Nous le réaffirmons avec force : ce pouvoir est éminemment liberticide et tous les ferments d’un contrôle autoritaire de l’opinion publique sont en place pour la reconduction aux manettes. Ils seront, pour cela, prêts à tout.

Le chant des partisans était chanté partout en France cette nuit. Sera-t-il bientôt interdit au titre des paroles de haine ?

*

On peut retrouver l’original sur la page d’Anne-Sophie Chazaud en cliquant ici.

Le visuel est celui choisi par Anne-Sophie Chazaud pour illustrer son billet.

[Billet invité] « Jupitre est-il dangereux » me demandais-je en juin 2018… – Par Mathieu Morel

En cherchant complètement autre chose, je suis tombé sur cette vieillerie de juin 2018 [un billet de Mathieu Morel relayé par Régis de Castelnau sur son blog « Vu du droit »].

« Le roi possédait un miroir magique, don d’une fée, qui répondait à toutes les questions. Chaque matin, tandis que le roi se coiffait, il lui demandait :
Miroir, miroir en bois d’ébène, dis-moi, dis-moi que je suis le plus beau. Et, invariablement, le miroir répondait :
En cherchant à la ronde, dans tout le vaste monde, on ne trouve pas plus beau que toi. »

Une fois de plus, on aurait tort de ne voir, dans les outrances répétées – et de plus en plus sidérantes – que nous sert frénétiquement notre distingué Jupitre Überschtroumpführer, que de bénignes maladresses, des erreurs de communication ou même un anodin excès de confiance qu’il suffirait de mettre sur le compte de son ardeur juvénile et « disruptive ».

Lire la suite [Billet invité] « Jupitre est-il dangereux » me demandais-je en juin 2018… – Par Mathieu Morel

Macron, ton règne touche à sa fin

Avant-propos : Je vous livre là un billet que m’ont inspiré les derniers événements survenus hier soir à Paris, au théâtre des Bouffes du Nord où s’est trouvé pour un temps le président Macron. Ce qui s’est passé vient à la suite d’autres événements du même genre…

Tic tac tic tac tic tac...

Tic tac… Tic tac… Tic tac… Tic tac… Entends-tu, « citoyen » Emmanuel Macron, la trotteuse de ta montre Patek ?

Non ? Ah, ta montre à toi ne fait aucun bruit parce qu’elle est digitale ?

Dommage ! Cela aurait pu être pour toi un élément d’alerte supplémentaire te prévenant, peu de temps avant qu’elle n’ait lieu, de ta chute prochaine…

Dorénavant, chacun de nous le perçoit un peu mieux chaque jour qui passe. Et même les larbins du pouvoir et leurs griots médiatiques le perçoivent eux aussi très bien en dépit du déni apparent dont ils témoignent. Soyez certains que les plus idiots d’entre eux mis à part, pour tous, y compris donc au sein des réseaux médiatiques mainstream, la peur gagne du terrain, au fur et à mesure que s’accentue la pression populaire sur le pouvoir d’État et sur eux-mêmes…

Lire la suite Macron, ton règne touche à sa fin

Les prochains scrutins électoraux nous sauveront-ils ? Tout dépend du contexte dans lequel ils se tiendront…

L'urne tapette

Je vous propose ici quelques réflexions de mon crû mais inspirées en partie par des ami-e-s, par l’Histoire et par la vie que nous vivons…

*

Il y a encore une masse considérable de gens pleins d’espoir en l’arrivée de nouvelles séquences électorales…

Ils disent qu’ils vont se servir de leur bulletin de vote pour se venger de Macron dès le prochain scrutin municipal et en attendant les suivants qui vont se succéder.

Ils se disent que le p’tit mac’ va enfin payer sa dette… Comme si Jupiter-fait-homme se souciait de ne plus être soutenu par le peuple.

Lire la suite Les prochains scrutins électoraux nous sauveront-ils ? Tout dépend du contexte dans lequel ils se tiendront…

Une certaine période de l’histoire de la Rome antique peut nous donner quelques leçons

J'arrive comme Brutus là où César règne – Medley Goku

La mort de César par Vincenzo Camuccini (1798)

*

Je vais me risquer à proposer un parallèle historique. Contrairement à ce que le choix iconographique que j’ai fait semble indiquer, je ne suis pas du tout en train d’appeler à l’assassinat de notre dirigeant du moment. Si je prends, comme base de départ de mon propos, un certain assassinat, c’est pour faire passer une idée qui n’a rien à voir avec un appel au meurtre.

Au mois de mars de l’an l’an 44 avant notre ère, Jules César, général auréolé de gloire notamment du fait de sa conquêtes « des » Gaules, est « dictateur ». Il a été nommé à cette fonction d’abord pour dix ans avec des pouvoirs constitutionnels, puis à vie et autorisé à porter en permanence la toge et la couronne des triomphateurs.

Mais le 15 mars 44 avant J.-C, il est assassiné. Suspecté de vouloir restaurer une monarchie et exercer un pouvoir exceptionnellement autoritaire et personnel, n’étant pas tout à fait « aux ordres » des patriciens du Sénat – les dominants de l’époque – il fut victime d’une conspiration organisée au sommet du pouvoir par de « très hautes » personnalités de la République romaine visant l’élimination de celui qui menaçait leur régime. Et cette fois, le complot d’État réussit. Tout du moins provisoirement…

Lire la suite Une certaine période de l’histoire de la Rome antique peut nous donner quelques leçons

[Billet invité] Dis-moi, papi, c’est quoi la macronie ? Par Baloo Kâa – 03/01/2020

Si je devais t’expliquer ce vilain mot, je pourrais te dire les choses suivantes.

La macronie, c’est un régime présidentiel où tu peux être considéré comme un délinquant si tu portes un gilet jaune, un masque chirurgical et des lunettes de piscine pour te protéger des gaz lacrymogènes dans des manifs. Tu peux même être considéré comme dangereux si tu es invalide dans un fauteuil roulant car depuis le jugement d’un magistrat « INDÉPENDANT », le fauteuil roulant est une arme par destination.

La macronie, c’est cette France qui méprise tous ceux qui osent contester le pouvoir d’un ex banquier que l’oligarchie a réussi à imposer à l’Élysée.

Lire la suite [Billet invité] Dis-moi, papi, c’est quoi la macronie ? Par Baloo Kâa – 03/01/2020